Complémentaires

Assurance hospitalière « Division commune Suisse entière » : économique et souvent judicieuse

INFO
|
La « Division commune Suisse entière » est l’assurance complémentaire la plus appréciée des Suisses. Photo : iStock.com/sudok1

L’assurance complémentaire « Division commune Suisse entière » est la plus appréciée des complémentaires suisses. Rien d’étonnant, puisqu’il s’agit également de la plus économique. Mais qui a besoin de ces prestations ? Cette complémentaire prend en charge les frais supplémentaires lorsque vous choisissez de vous faire hospitaliser hors de votre canton de résidence alors que vous auriez pu le faire dans un établissement de ce même canton où vous résidez. Cette assurance s’avère judicieuse pour de nombreuses personnes. Et pour vous, qu’en est-il ?

Les modalités d’hospitalisation sont extrêmement complexes, et c’est pourquoi il n’est pas toujours évident de comprendre d’emblée la nécessité d’une assurance pour les traitements hospitaliers hors canton. Nous vous proposons donc de répondre aux principales questions concernant cette assurance complémentaire :

Pourquoi le canton de résidence a-t-il ici une telle importance ?

Votre traitement à l’hôpital n’est pas uniquement pris en charge par la caisse maladie. Votre canton de résidence participe lui aussi aux frais, à hauteur de 55 % pour chaque forfait par cas. Afin de déterminer la différence entre un traitement à l’intérieur et hors du canton, le canton fixe un prix de base de référence. Les prix de base varient d’un hôpital à l’autre dans les différents cantons. Certains hôpitaux reçoivent ainsi moins d’argent que d’autres pour le même type d’opération. Certains cantons prennent comme prix de référence le prix le plus bas du canton afin de dissuader les patients n’ayant pas souscrit d’assurance complémentaire « Division commune Suisse entière » de se faire hospitaliser hors de leur canton de résidence.

Puis-je bénéficier de tous les soins dont j’ai besoin ?

Les assurés de l’assurance de base bénéficient de tous les soins nécessaires sur le plan médical ou « efficaces, appropriés et économiques » en vertu de la loi sur l’assurance maladie (LAMal). Un point c’est tout. Si le traitement nécessaire n’est pas proposé dans votre canton, vous pourrez bien entendu en bénéficier hors de votre canton. Mais la plupart des soins standard sont proposés dans pratiquement tous les cantons. Votre canton souhaite donc, en règle générale, que vous y restiez. 

Le patient affilié à l’assurance de base n’a-t-il pas le droit de choisir librement son hôpital ?

Si, tant que les prestations ne sont pas plus onéreuses que dans son canton de résidence. Les assurés de base ont le droit de se rendre dans tout hôpital de Suisse ayant une division commune et figurant sur la liste d’hôpitaux d’un canton. La liste de certains cantons répertorie également des établissements situés hors du canton. Mais tous les hôpitaux possédant des divisions communes ne sont pas listés par tous les cantons. Certaines cliniques privées, également appelées hôpitaux conventionnés, ne figurent sur aucune liste d’hôpitaux, car elles n’ont pas de division commune. Ces cliniques ne traitent que les patients ayant souscrit une assurance hospitalière semi-privée ou privée, voire uniquement les patients étrangers fortunés.

Une hospitalisation hors de mon canton de résidence engendre-t-elle des coûts supplémentaires ?

Oui, cela peut être le cas. Souvent, les soins dispensés dans les centres hospitaliers ou les hôpitaux universitaires sont plus chers que ceux prodigués par les hôpitaux régionaux. En règle générale, les premiers réalisent également les examens et les opérations complexes. En cas de complications, les patients séjournant dans les hôpitaux régionaux sont fréquemment transférés dans les centres hospitaliers ou les hôpitaux universitaires. Pour en revenir aux coûts, le canton de résidence et l’assurance maladie (assurance de base) ne prennent en charge que les forfaits par cas, conformément au tarif de référence du canton de résidence. Ainsi, quiconque se fait opérer sans nécessité médicale ni assurance complémentaire hospitalière « Division commune Suisse entière » dans un hôpital répertorié, plus cher, situé hors du canton de résidence doit payer lui-même la différence.

Et pourquoi ne pas rester tout simplement dans mon canton ?

Si vous habitez à la frontière du canton, que vous travaillez dans un autre canton ou que vous y avez éventuellement des proches ou des amis, un séjour hospitalier hors de votre canton de résidence peut être avantageux, même sans raisons médicales. Parfois, ce sont des médecins, des amis ou des connaissances qui vous recommandent un hôpital très précis situé hors de votre canton de résidence. Et certains cantons n’ont pas toujours sur leur liste d’hôpitaux la clinique adaptée au type de soins requis, notamment lorsqu’il s’agit de cas plus complexes tels que les transplantations d’organes ou la chirurgie cardiaque.

À titre d’exemple, citons la chirurgie cardiovasculaire en Argovie où un quart de tous les cas est traité hors du canton. Et cela n’est pas étonnant puisque les interventions sont complexes dans ce domaine. Les spécialistes n’opèrent que dans quelques rares centres hospitaliers. Aarau possède certes une clinique avec un service de chirurgie cardiaque, mais les principaux centres de cardiologie se trouvent à Bâle, à Berne ou à Zurich. Selon le lieu de domicile dans le canton d’Argovie, ces trois villes ne sont pas plus éloignées que la ville d’Aarau.

Comment éviter d’avoir une mauvaise surprise et de me retrouver avec des frais élevés ?

Si vous savez que vous devez aller à l’hôpital et que vous prévoyez d’être hospitalisé dans un hôpital particulier, demandez une garantie de prise en charge auprès de votre caisse maladie concernant l’hôpital de votre choix, et renseignez-vous sur la prise en charge auprès du médecin cantonal de votre canton. Vous saurez alors ce qui vous attend. Le médecin cantonal peut également accorder une prise en charge totale des frais, même hors du canton de résidence. Bien entendu, faire une telle demande prend du temps. Vous pouvez aussi vous faciliter la vie et souscrire une assurance complémentaire hospitalière « Division commune Suisse entière ».

Combien coûte une telle assurance complémentaire ?

En fonction de votre âge et de votre lieu de domicile, vous pouvez souscrire la complémentaire « Division commune Suisse entière » dès 2,40 francs par mois, ce qui en fait l’assurance complémentaire hospitalière la plus économique. En effet, elle est bien plus avantageuse que la division semi-privée. Si vous voulez savoir combien vous coûtera cette assurance complémentaire, veuillez cliquer ici.

Est-il nécessaire d’avoir une assurance de base et une assurance complémentaire auprès de la même caisse ?

Non. Il est tout à fait possible de souscrire une assurance de base et des assurances complémentaires auprès de différentes compagnies. Cependant, de nombreux assureurs posent une condition à l’admission dans une assurance complémentaire, à savoir que vous souscriviez également votre assurance de base auprès de cette même compagnie d’assurances. D’autres accordent des remises pour vous inciter à souscrire les deux contrats auprès de leur compagnie. Dans tous les cas, il est utile de comparer en même temps les différentes assurances de base et complémentaires.

Combien de personnes possèdent une assurance complémentaire ?

En Suisse, 78 % de tous les assurés ont une assurance complémentaire. C’est ce que révèle une enquête de comparis.ch. Les assurés choisissent les prestations de leur assurance complémentaire à la carte. Parmi eux, 44 % ont opté pour le module « Division commune Suisse entière ». Ce module bon marché est l’assurance complémentaire la plus appréciée des Suisses.

Est-il nécessaire d’avoir une telle complémentaire dans les cantons disposant de grandes villes ?

Les cantons de Bâle, de Berne et de Zurich offrent pratiquement tous les soins possibles et imaginables. Même dans le domaine de la médecine de pointe, vous n’avez pratiquement jamais à changer de canton en tant qu’assuré de l’assurance de base. Si vous comptez passer le restant de votre vie dans l’un de ces cantons, vous n’aurez pas vraiment besoin de la complémentaire « Division commune Suisse entière ». Mais vous en aurez peut-être besoin si vous déménagez un jour à la campagne.

Est-il nécessaire d’avoir une telle complémentaire quand on vit à la campagne ?

Dans la plupart des régions rurales, il est judicieux de souscrire l’assurance complémentaire « Division commune Suisse entière ». La prime est peu élevée et vous offre une plus grande liberté de choix, sans avoir à passer par l’étape du médecin cantonal.

Un examen de santé est-il nécessaire pour souscrire une assurance complémentaire ?

Les assurances complémentaires n’acceptent pas toutes les demandes d'affiliation. Avant l’admission, il est d’usage de remplir un questionnaire de santé. À partir de 50 ans, les chances d’admission sont plutôt minimes. L’assurance complémentaire « Division commune Suisse entière » est tellement peu chère que vous pouvez la souscrire étant jeune et la conserver toute votre vie.

Me faut-il rentrer dans mon canton de résidence en cas d’urgence ?

En cas d’urgence, tous les frais seront pris en charge même hors de votre canton de résidence. Les assurés n’ayant pas souscrit d’assurance complémentaire devront uniquement payer un forfait journalier, quel que soit l’hôpital. En 2018, ce forfait s’élève à 15 francs par jour. Ce forfait correspond aux dépenses de la vie courante que l’on assumerait de toute manière en étant chez soi.

Une complémentaire apporte-t-elle également d’autres avantages ?

Presque toutes les assurances proposent le module « Division commune Suisse entière ». Nombre d’entre elles vont au-delà du libre choix de l’hôpital hors du canton de résidence. Certaines augmentent également la couverture pour les séjours hospitaliers à l’étranger ou apportent une contribution (plus élevée) aux cures balnéaires ou de convalescence.

Assurance hospitalière « Division commune Suisse entière » : économique et judicieuse dans de nombreux cas

L’assurance complémentaire permettant de choisir son hôpital est à juste titre l’assurance complémentaire la plus appréciée des Suisses. Elle permet en effet aux résidents des cantons ruraux d’accéder facilement à la médecine de pointe dispensée dans les centres urbains. Dans l’idéal, il vaut mieux souscrire cette complémentaire quand on est jeune. Même si vous n’en avez pas encore absolument besoin, la prime est si basse que vous pouvez la payer sans problème, même en ayant des revenus modestes. Et une fois admis dans la complémentaire, vous n’aurez ultérieurement plus besoin de passer d’examen de santé.