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Prévoyance

Coronavirus : quelles répercussions sur ma prévoyance ?

Par Leo Hug

25.11.2020

Photo : iStock / Feodora Chiosea

En 2020, la plupart des gens ont revu leurs plans. La crise sanitaire s’est même accompagnée d’une menace économique pour de nombreuses personnes. Quelles sont les répercussions du coronavirus sur ma prévoyance ? À lire dans cet article.

  • Le contexte de taux bas assombrit l’horizon
  • Financement incertain de l’AVS et des caisses de pension
  • Pilier 3a : les plafonds de contribution rehaussés en 2021

Début 2020, le Fonds Monétaire International prévoyait encore une croissance économique mondiale de 3,4 %, mais depuis, nous sommes entrés dans une phase de récession majeure – ce n’est un secret pour personne. En Suisse, le coronavirus s’est traduit pour de nombreux actifs par le chômage partiel, voire par la perte de leur emploi, entraînant, dans un cas comme dans l’autre, une baisse de leurs revenus. Les conséquences de la pandémie sur l’économie seront encore perceptibles en 2021.

L’incertitude demeure, et le coronavirus n’est pas seul responsable. L’autre facteur, c’est que les relations entre les grandes nations se sont envenimées. L’année 2020 nous a rappelé qu’il était impossible de prévoir les évolutions macroéconomiques dans leur ensemble.

Le contexte de taux bas assombrit l’horizon

Dans le domaine de la prévoyance, en revanche, il est possible d’évaluer très précisément ce qui nous attend à long terme :

  • La population ne cesse de vieillir. Un état de fait dont nous avions conscience avant l’introduction de la prévoyance professionnelle obligatoire en 1985. À cette époque, un homme de 65 ans pouvait encore espérer vivre tout juste 15 ans. Depuis, ce chiffre est monté à 20 ans. L’espérance de vie d’une femme de 65 ans est quant à elle passée de 19 à 22,7 ans.
  • Dans les prochaines années, la majeure partie des personnes nées pendant le baby-boom vont quitter le marché du travail et toucher la rente AVS financée selon le principe de la répartition. Nous le savons depuis des décennies.
  • Depuis la crise financière de 2008, les intérêts, troisième contributeur au système de prévoyance, sont plus bas qu’il n’étaient supposés l’être à l’introduction de la LPP. Ça aussi, nous le savons depuis des années. Avec les efforts déployés par la communauté internationale – y compris par les banques centrales – dans le but d’atténuer les effets de la crise du coronavirus, il est à craindre que le contexte de taux bas continue à se répercuter à long terme.

Financement incertain de l’AVS et des caisses de pension

Pour toutes ces raisons, le financement de l’AVS et des caisses de pension est tout sauf assuré. Et pourtant, les représentants du peuple ont tout le mal du monde à en tirer les conséquences.

  • Les politiques préfèrent camper sur un âge de départ à la retraite bas et fixe, et ce, même s’il est illusoire : la population active, qui ne cesse de décroître, se voit donc obligée de financer l’AVS pour une part grandissante de retraités. En 1980, il y avait 3,6 actifs pour chaque personne de plus de 65 ans. Aujourd’hui, le rapport est de 2,9 actifs pour 1. En l’absence de réforme digne de ce nom, il n’y aura plus dans 10 ans que 2,5 actifs pour financer la rente AVS d’un·e retraité·e.
  • Les politiques préfèrent ne pas toucher aux mécanismes de redistribution en place : pour le moment, ce sont près de 7 milliards de francs qui sont pris chaque année à la population active sur les produits des caisses de pension pour financer le montant irréaliste des rentes versées par les caisses de pension.
  • S’agissant de la part obligatoire, les politiques préfèrent s’en tenir à un taux de conversion excessivement haut, dont découle le montant injustement élevé des pensions. Il est nécessaire de trouver un contributeur supplémentaire au financement de ces dernières. Ainsi, dans les caisses de pensions dites « enveloppantes », les personnes aux revenus les plus élevés cotisent à un programme de prévoyance dans la part surobligatoire. Le taux de conversion qui leur est appliqué est inférieur à celui auquel elles auraient droit sur le plan purement arithmétique.

Au lieu de flexibiliser l’âge de départ à la retraite, le corps politique mise sur des mécanismes de redistribution. Plus il tardera à mettre en œuvre une réforme réaliste de l’AVS et du système des caisses de pension, plus le risque que les prestations des premier et deuxième piliers (qui couvrent à présent près de 60 % du dernier salaire) aient chuté drastiquement en deçà de leur niveau actuel d’ici à ce que les jeunes d’aujourd’hui arrivent à la retraite.

Pilier 3a : les plafonds de contribution rehaussés en 2021

La constitution d’une épargne individuelle non assujettie aux mécanismes de redistribution est d’autant plus importante. Dans le pilier 3a, vous épargnez en effet pour votre propre compte. Qui plus est, ce produit vous permet d’optimiser votre fiscalité : les sommes versées au pilier 3a sont déductibles du revenu imposable. En 2021, les plafonds applicables aux versements à destination du pilier 3a seront légèrement rehaussés. Pour les personnes affiliées à une caisse de pension, ce montant passera de 6 826 francs à 6 883 francs ; pour les personnes sans 2e pilier, il pourra aller jusqu’à 20 % du revenu net sans toutefois dépasser 34 416 francs (contre 34 128 francs en 2020). Le plafond applicable aux versements du pilier 3a est ajusté tous les deux ans, parallèlement et proportionnellement à l’augmentation des rentes AVS.

Vous avez oublié de cotiser au pilier 3a cette année ? Un conseil : remédiez au plus vite à cette situation. Pour éviter la panique avant les fêtes, mieux vaut mettre en place un virement permanent afin d’alimenter régulièrement son pilier 3a. Car en cette période de l’année, plutôt que de devoir penser à la prévoyance, mieux vaut profiter des fêtes en toute insouciance.

Auteur

Leo Hug

Expert Taxes & prélèvements et Prévoyance

media@comparis.ch

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