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Alexa, facilite-moi la vie !

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La commande vocale : c’est rapide, pratique et tendance. Photo : iStock

La reconnaissance vocale gagne notre quotidien : que ce soit pour piloter nos appareils électroménagers, consulter des informations ou écouter de la musique. Avec au tout premier plan : Alexa. Désormais, l’assistante vocale intelligente d’Amazon peut aussi lire à haute voix les infos immobilières de comparis.ch.

Même si cela peut encore sembler inhabituel à beaucoup de gens de parler à une machine sans âme : après les débuts un peu laborieux de Siri & Cie., les programmes donnent maintenant des résultats très respectables. En 2012, la reconnaissance vocale accusait un taux d’erreurs d’environ 30%. Aujourd’hui, ce taux tourne autour de 5%. Même l’être humain n’entend et ne comprend pas mieux.

La commande vocale est pratique. Mais son grand avantage est sa rapidité. Les experts estiment que nous parlons jusqu’à sept fois plus vite que nous écrivons. Notre propre voix éclipse les claviers et les écrans tactiles. À cela s’ajoute le fait que les assistants vocaux numériques deviennent sans cesse plus intelligents et via le langage, apprennent à connaître les goûts personnels de leurs utilisateurs. Ils deviennent ainsi des assistants au quotidien, qui pourront même un jour commander votre pizza préférée auprès de votre restaurant italien favori.

Du smartphone au smart home

Au regard de ces types de scénarios futuristes, il n’est pas étonnant que le marché des systèmes vocaux soit âprement disputé. Depuis longtemps déjà, il n’est plus seulement question de l’utilisation de smartphones et d’ordinateurs, mais bel et bien aussi de « smart home ». Il s’agit par exemple d’ampoules connectées, dont la lumière peut être tamisée sur une simple commande vocale. Mais de plus en plus d’appareils pilotables par la voix tels que les thermostats de chauffage, les stores, les systèmes d’alarme, ou encore les réfrigérateurs et les fours arrivent sur le marché. Aujourd’hui déjà, des assistants vocaux pour la maison sont très appréciés et répandus tels que l’app « Bring! », en allemand et en anglais, grâce à laquelle les utilisateurs peuvent dresser oralement leur liste de courses. 

Alexa, fais-moi écouter du Ed Sheeran !

Les assistants vocaux peuvent en outre accéder à des services d’information basés sur le web. Le plus répandu est Alexa Voice Service, le logiciel de reconnaissance vocale d’Amazon. Ce système intelligent est par exemple aussi intégré dans les enceintes propres à Amazon, telles qu’Echo Dot. Dès que le petit boîtier rond est connecté au réseau de la maison, l’assistante vocale intelligente attend le mot d’activation. Si l’utilisateur prononce le mot « Alexa » en l’associant à un ordre vocal, l’assistante diffuse de la musique, transmet des informations actuelles ou indique la prochaine correspondance ferroviaire. Echo Dot d’Amazon est le plus petit appareil parmi les assistants connectés pour la maison. À ce jour, Amazon ne livre pas cet appareil en Suisse. Mais on peut se le procurer auprès de divers commerçants suisses (Comparateur de prix Comparis).

Concurrents d'Alexa

Compte tenu notamment du shopping en ligne, Amazon tente d’implanter Alexa via les appareils Echo, dans un maximum de foyers. Quant aux concurrents tels que Cortana de Microsoft et Siri d’Apple, ils sont à la traîne. Partie intégrante de l’enceinte « Invoke » d’Harman Kardon, Cortana n’est pour l’instant disponible qu’aux États-Unis, et Apple ne lancera sa Siri-Box « HomePod » que cette année sur le marché.

Le concurrent sérieux d’Alexa est l’assistant vocal de Google nommé « Assistant », que l’on devrait trouver prochainement p. ex. dans les systèmes audio de JBL, Onkyo ou Sony. L’enceinte « Google Home » est disponible à la vente en Suisse depuis l’automne dernier. Sa spécialité est la gestion des rendez-vous personnels. « Amazon sait ce que je veux acheter. Mais Google me connaît globalement mieux », déclare Jean-Claude Frick, expert Numérique chez comparis.ch. Selon lui, les assistants vocaux vont tôt ou tard damer le pion au smartphones. « Pourquoi devrais-je encore me fatiguer à ouvrir mon téléphone portable, alors que je peux gérer vocalement mes appels, mes rendez-vous et un nombre croissant de services ? », se demande Jean-Claude Frick.

Plus il y a de « compétences », plus l’intelligence se développe

Particularité des boîtiers de commande vocale tels qu’Echo Dot d’Amazon : ils sont capables d’apprendre. Ce qu’ils contiennent dépend des apps ou des « compétences » (skills en anglais) avec lesquelles on les alimente. L’une des raisons de la popularité du système de commande vocale d’Amazon réside dans le grand nombre de « compétences » jusqu’à présent gratuites, soit plus de 15 000 au total. L’Assistant Google totalise environ 400 apps vocales, tandis que Cortana de Microsoft compte moins de 100 « compétences ». État juin 2017).

La raison de l’avance considérable d’Amazon : des prestataires tiers peuvent aussi développer des apps intelligentes pour Alexa. L’offre d’Amazon en « compétences » explicitement suisses est pour l’instant encore très limitée. Outre les nouvelles, les horaires des CFF, les immatriculations suisses et les informations sur la Suisse, c’est l'espace immobilier de comparis.ch qui se démarque ici.

« Compétence » Alexa pour comparis.ch

comparis.ch, premier comparateur de prix pour la Suisse sur Internet, a développé une compétence Alexa (en allemand) en exclusivité pour Echo Dot d’Amazon. Dès qu’il est installé, les 10 offres immobilières les plus convoitées des dernières 24 heures en Suisse peuvent être lues à haute voix. Disponible en allemand dans un premier temps, le service s'active par commande vocale. Pour l’instant, l’offre en est encore à ses débuts et sera étendue progressivement. On devine toutefois d’ores et déjà quelles opportunités les assistants vocaux numériques offriront à l’avenir.