Sécurité

Les voitures autonomes font peur

ÉTUDES
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Avec une voiture autonome, c’est possible : lire pendant que l’on conduit. Photo : iStock

Une personne sur deux, en Suisse, éprouve un sentiment de malaise à l’idée des voitures autonomes. Ils ne sont que 12 % à pouvoir s’imaginer laisser le contrôle de leur véhicule à un logiciel et s’installer sans aucune réserve à bord d’une voiture dépourvue de volant, de pédale de frein ou de gaz. C’est ce que déclarent les participants à une enquête Comparis.

S’installer dans sa voiture, indiquer la destination et partir – sans pédale de frein ou d'accélérateur ni volant. Ce qui pourrait bientôt devenir réalité fait peur à plus de la moitié des personnes en Suisse. Et celles qui refuseraient tout simplement de monter à bord d’une voiture autonome sont aussi nombreuses, ou presque. Seuls 12 % des répondants déclarent n'avoir aucune difficulté à laisser le contrôle de leur véhicule à un logiciel.

Cependant, 32 % des personnes interrogées pensent que les voitures autonomes sont appelées à se développer à l’avenir.

Malgré les appréhensions : une personne sur trois s’enthousiasme pour les voitures autonomes

Ce qui, pour beaucoup, semble tout droit sorti d’une œuvre de science-fiction se réalise en partie aujourd’hui déjà : en novembre, la première voiture roulant de manière autonome sous certaines conditions (conduite autonome de niveau 3) sera mise en vente sur le marché suisse. En cas d’embouteillages et à une vitesse n’allant pas au-delà de 60 km/h, cette voiture ne nécessite aucune intervention de la part du conducteur qui, pendant ce temps-là, peut consulter ses mails ou feuilleter son journal. De plus, une télécommande permet de garer le véhicule puis de le faire sortir de sa place de stationnement.

Cette avancée technologique semble susciter plus d’enthousiasme chez les hommes que chez les femmes. Pour 34 % d’entre eux, les hommes indiquent en effet qu’ils apprécieraient être conduits par une voiture autonome. Les femmes quant à elles ne sont sont que 18 % à le faire.

Et l’enquête révèle encore une différence : 41 % des Romands pensent qu’il n’y aura plus que des voitures à délégation de conduite dans le futur tandis que les Suisses alémaniques, eux, ne sont que 30 % à partager cette vision.

Mais cela prendra encore plusieurs années avant qu’il soit possible de s’acheter une voiture totalement autonome. Jusqu'à nouvel ordre, les meilleurs alliés du conducteur restent encore le volant et les pédales de frein et d’accélération – sans oublier, bien sûr, la bonne assurance automobile.

 

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Graphique : les cinq étapes menant à la voiture autonome