Santé et prévention

Le coronavirus en Suisse – questions-réponses

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Photo : iStock.com / Kira-Yan

La Suisse n’y a pas échappé : elle est elle aussi touchée par le coronavirus depuis le 25 février, date à laquelle le premier cas y a été diagnostiqué. Depuis, des mesures ont été prises et continuent de l’être dans l’objectif d’endiguer ce nouveau virus et la maladie qu’il provoque, la COVID-19.

Questions-réponses : assurance maladie

Si j’ai le coronavirus, l’hospitalisation est-elle obligatoire ou est-il possible de rester en quarantaine chez soi ?

En présence des symptômes typiques de la maladie (la COVID-19), c’est-à-dire fatigue, fièvre et toux sèche, il est conseillé de rester chez soi et d’appeler un médecin ou un centre de télémédecine. Si le soupçon d’infection au coronavirus (SARS-CoV-2) se confirme, il faut ensuite passer un test de dépistage. Si le laboratoire confirme la contamination, la personne malade est isolée conformément aux prescriptions du service médical cantonal. Certaines personnes, dont l’état de santé est généralement bon, peuvent ne présenter aucun symptôme, ou très peu, lorsqu’elles sont touchées par cette maladie. Dans ce cas, elles peuvent se contenter de rester en isolement chez elles, pendant 10 jours.

Qui prend en charge les coûts de mon hospitalisation ou de ma mise en quarantaine ?

Toutes les interventions réalisées ou prescrites par un médecin sont prises en charge par la caisse maladie au titre de l’assurance de base. La participation aux frais (franchise et quote-part) s’applique normalement.

Quelle est la différence entre la quarantaine et l’isolement ?

L’Office fédéral de la santé publique distingue auto-isolement et auto-quarantaine. Dans le cadre d’un auto-isolement, la personne concernée présente des symptômes qui pourraient provenir d’une infection au coronavirus (toux sèche, fièvre, etc.). Pour éviter de transmettre le virus, si son état de santé général le lui permet, cette personne doit rester chez elle. Elle peut lever l’auto-isolement en l’absence de symptômes pendant 48 heures et après une durée d’au moins dix jours depuis l’apparition des symptômes. Les personnes avec qui elle est en contact étroit doivent également rester chez elles en auto-quarantaine pendant dix jours.

La règle principale est d’éviter tout contact avec d’autres personnes. L’OFSP liste les points importants suivants dans ses consignes :

Personnes vivant seules :

  • Faites livrer à votre porte de la nourriture et d’autres produits essentiels, tels que des médicaments, par la famille, les amis ou un service de livraison.

Plusieurs personnes dans le ménage :

  • La personne concernée doit se retirer dans une pièce dont la porte doit rester fermée, prendre ses repas dans cette même pièce et éviter toute visite et tout contact. La pièce en question ne doit être quittée qu’en cas de nécessité.
  • Se laver les mains ou se les désinfecter fréquemment est absolument nécessaire.
  • La personne malade ne doit en aucun cas partager des objets du ménage (verres, tasses, assiettes, couverts, serviettes ou draps de lit) avec d’autres personnes. Les ustensiles de cuisine sales doivent soigneusement être lavés au lave-vaisselle.
  • Les vêtements et le linge de maison (draps de lit, serviettes) doivent être passés régulièrement au lave-linge.

Où est-on mis en quarantaine ?

Lorsqu’une personne est contaminée, ses proches doivent être placés en quarantaine – si possible chez eux. Concrètement, il y a interdiction de franchir le pas de sa porte pour la durée recommandée par le Conseil fédéral. Les personnes qui se sont rendues dans une zone à risque peuvent elles aussi être placées en quarantaine. Elles ont également interdiction d’aller faire des courses : la commune a la responsabilité de subvenir à leurs besoins. Ces mesures sont destinées à protéger le reste de la société du risque de contamination.

Le non-respect des mesures de quarantaine peut entraîner des poursuites.

Qui prend en charge le coût du test au coronavirus ?

Pour les personnes qui présentent de graves symptômes et celles dont les risques de complication sont accrus, la caisse-maladie prend en charge le coût du test (attention : il n’est pas exempté de la franchise). Les tests de personnes ayant des symptômes légers et n’appartenant à aucun groupe à risque servent à surveiller l’épidémie. Ils sont à la charge des cantons.

J’ai dû serrer la main à quelqu’un, puis je suis tombé malade. Quels sont mes recours ?

Les règles de conduite de l’OFSP ne revêtant aucun caractère obligatoire, vous ne pouvez tenir personne pour responsable. Il est donc tout sauf impoli de renoncer à se serrer la main et de garder une distance d’au moins deux mètres entre chaque personne.

Que va-t-il se passer si les hôpitaux n’ont plus assez de lits de réanimation et de respirateurs pour traiter tous les patients atteints du coronavirus (ou d’autres affections) ?

Il s’agirait du pire des cas. Dans ce scénario, les médecins devraient déterminer les patients dont les chances de survie sont les plus fortes. Cette décision tiendrait non seulement compte de l’âge du patient, mais aussi de son état de santé général, c’est-à-dire des autres maladies par lesquelles il est peut-être atteint. De la même façon qu’en ce qui concerne les recommandations pour la prévoyance, la responsabilité individuelle est, là aussi, un élément important. Dans cette situation, l’existence de directives anticipées peut éviter que les médecins ne prennent des décisions, en accord avec les proches, contraires à votre volonté de patient ou de patiente. Il est donc recommandé à toute personne ne souhaitant pas être placée sous respiration artificielle de le consigner clairement dans ses directives anticipées.

Existe-t-il une assurance contre le coronavirus ?

Ce sont avant tout les escrocs qui proposent de telles assurances. Les prestations médicales sont prises en charge par l’assurance maladie obligatoire (assurance de base) et minorées de la participation aux coûts (franchise et quote-part). Avant de souscrire une quelconque assurance avec une prétendue couverture coronavirus, il est vivement recommandé de lire les conditions générales d’assurance (CGA). Dans le cadre de la souscription d’un nouveau contrat, les dommages actuels sont généralement exclus.

Ma couverture contre le coronavirus est-elle valable, même si je n’ai pas encore reçu ma police ?

Avant de souscrire une quelconque assurance avec une prétendue couverture coronavirus, il est vivement recommandé de lire les conditions générales d’assurance (CGA). Dans le cadre de la souscription d’un nouveau contrat, les dommages actuels sont généralement exclus. L’assurance maladie obligatoire est la seule assurance à prendre en charge l’ensemble des prestations médicales obligatoires conformément à la loi sur l’assurance maladie (LAMal) dès la souscription du contrat, c’est-à-dire sans appliquer de délai de carence.

J’ai eu le coronavirus et j’ai eu la chance de m’en remettre sans aucune complication. Dois-je tout de même respecter les recommandations du Conseil fédéral ?

On suppose actuellement que les personnes guéries sont immunisées pour un certain temps, bien que il y ait eu des cas isolés de nouvelle contamination après une première guérison. Comme toutes les autres personnes qui se sont rétablies, vous devez malgré tout respecter les règles afin de pas donner l’impression qu’elles ne sont plus valables.

Avec le coronavirus, le matériel de protection est limité et son prix a flambé. Les médecins et les hôpitaux peuvent-ils le facturer aux patients ?

La facturation sur la base du tarif Tarmed est autorisée. Lorsqu’ils sont supérieurs à trois francs, les coûts en matériel font l’objet d’un remboursement par la caisse maladie duquel sont déduits la franchise, puis la quote-part de 10 % une fois dépassé le montant annuel de cette franchise. Lorsque la prestation fait l’objet d’un remboursement forfaitaire, le cabinet ou l’hôpital ne peut répercuter aucuns coûts supplémentaires, que ceux-ci soient liés au coronavirus ou non.

Questions-réponses : voyages et manifestations

Vu la propagation du coronavirus, je préfère annuler ma réservation de voyage. Est-ce possible ?

Tant que vous disposez d’une assurance annulation, vous êtes libre d’annuler votre voyage sans conséquences financières, à condition que ladite assurance couvre les cas d’épidémie ou de pandémie. Il est également possible que la Confédération ait émis un avertissement aux voyageurs pour la destination concernée – vous trouverez l’état actuel de ces avertissements à cette adresse – ou que ladite destination, en raison de mesures de confinement, ne soit plus accessible. Dans ce cas, le voyagiste est tenu de rembourser les montants déjà versés, de repousser le voyage ou de proposer une solution de remplacement. En revanche, le voyageur dont l’annulation n’a d’autre justification que son appréhension n’a droit a aucune compensation. Dans ce cas, les assurances annulation n’interviennent pas non plus. 

Du fait de la pandémie de coronavirus, mon voyage à forfait a été annulé. Puis-je obtenir un remboursement ?

En règle générale, les voyagistes ont la possibilité de remettre à leurs clients un bon pour un voyage ultérieur, de les rembourser ou de reporter le voyage. Si le voyage organisé à une date ultérieure est plus cher qu’à l’origine, vous n’avez pas de supplément à payer ; s’il est moins cher, l’organisateur doit vous rembourser la différence. Vous pouvez choisir entre le bon et le remboursement. Dans la situation actuelle, vous devez faire preuve de compréhension si le processus prend un peu de temps. Explication : en cas de vol annulé, les agences de voyage ne sont pas immédiatement remboursées par les compagnies aériennes. Le Parlement a voté l’obligation pour les compagnies aériennes bénéficiant des aides de la Confédération de rembourser d’ici le 30 septembre les agences de voyage pour les vols annulés. Les clients peuvent ainsi réclamer leur argent à partir d’octobre.

J’ai réservé mes vacances sur Internet – j’ai payé le vol, les hôtels, la voiture de location, etc. séparément. Puis-je obtenir un remboursement ?

Cela est plus compliqué que si vous aviez réservé un voyage à forfait. Vous devez vous renseigner sur les conditions d’annulation auprès de chaque prestataire et en vérifier le contenu. Les billets d’avion achetés par exemple auprès de Swiss peuvent en principe être remboursés. Cela dépend des modalités de remboursement. Un ticket ne prévoyant aucune forme de remboursement est perdu, à moins que Swiss n’annule le vol. Pour les billets émis jusqu’au 30 juin 2020, avec une date de départ au plus tard le 31 décembre 2021, la valeur de votre billet non utilisé reste intacte, même si vous n’avez pas entamé votre voyage. Pour ce qui est des organisateurs comme les hôtels ou les entreprises de location de voitures, vous devez d’abord vérifier si vous avez droit à un remboursement partiel ou total. Dans la pratique, les organisateurs se montrent généralement conciliants. Pour les détenteurs d’une assurance annulation, la règle est la suivante : la personne assurée doit toujours s’adresser d’abord au voyagiste pour annuler le voyage et lui demander une facture des frais d’annulation. L’assureur rembourse la différence dans la mesure où il s’agit d’un événement assuré. Certains assureurs effectuent le remboursement même s’ils n’y sont pas tenus par les conditions générales d’assurance (CGA).

Par peur du coronavirus, j’ai annulé mon voyage avant même le début de la crise. Puis-je obtenir un remboursement ?

Vos chances sont plutôt minces. Dans votre cas, les conditions d’annulation s’appliquent. Vous pouvez tout de même tenter, car certains organisateurs se montrent plus conciliants en ce moment.

À quoi dois-je faire attention si je planifie ou souhaite réserver un voyage ?

La situation et son évolution restant incertaines, il est conseillé de reporter ses projets de voyage. Si vous voulez malgré tout réserver, essayez de choisir un voyage à forfait. En effet, la loi fédérale sur les voyages à forfait offre dans ce cas une meilleure protection. Vous n’avez pas d’assurance annulation ? Lors de votre réservation, envisagez de souscrire l’assurance voyage, souvent proposée par les organisateurs. Attention néanmoins à bien lire les mentions en petits caractères : il faut que les cas de pandémie et d’épidémie soient couverts. Vous gagnerez donc à réserver auprès de prestataires qui permettent une annulation sans frais juste avant le début du voyage. 

Qui paie si je suis bloqué·e quelque part et que je ne peux pas revenir en Suisse ?

De manière générale, les Suissesses et les Suisses sont eux-mêmes responsables de leur retour. Les frais supplémentaires pour les hôtels ou le vol de retour sont à leur charge. En cas de voyage à forfait, l’agence de voyage vous vient en aide pour l’organisation de votre retour. Les frais de nuitées supplémentaires sont parfois pris en charge par l’agence. Il arrive aussi que les assurances annulation assument ces frais à concurrence du montant d’assurance défini contractuellement. 

J’ai organisé mon mariage et la liste des invités est longue. Qui me rembourse les pertes si l’état d’urgence m’oblige à l’annuler ?

Si vous avez souscrit une couverture mariage ou manifestation, vous devez voir avec votre compagnie d’assurance si les frais découlant d’une épidémie ou d’une pandémie sont pris en charge. Ce n’est généralement pas le cas. Annuler son mariage revient généralement plus cher que de le repousser. Si vous avez souscrit une assurance annulation avec une couverture familiale, vous pouvez lui déclarer, le cas échéant, les frais qui découlent de voyages réservés à votre nom ou à celui de toute autre personne de votre foyer dans le cadre d’un mariage, à condition que les cas d’épidémie et de pandémie soient pris en charge. Il faut préalablement avoir sollicité le remboursement de ces frais auprès du prestataire.

Puis-je encore souscrire une assurance voyage ?

Oui, on peut en souscrire une quand on le souhaite. Cependant, celle-ci ne sera d’aucune utilité pour les voyages déjà réservés. En règle générale, souscrire une assurance voyage est intéressant pour les vacances qui coûtent cher et/ou pour les personnes qui voyagent beaucoup. Il est judicieux de choisir une assurance qui couvre également les risques en lien avec les épidémies et les pandémies et ne prévoit pas d’exclusion de garantie spécifique en cas de coronavirus ou de COVID-19.

J’ai des billets pour une manifestation annulée en raison du virus. Vais-je bénéficier d’un remboursement ?

D’une manière générale, les organisateurs sont tenus au remboursement du prix des billets. Ils travaillent actuellement à différentes solutions. Le mieux est de consulter leur site Internet. Il arrive que l’« assurance voyage » couvre les billets à hauteur de la somme fixée contractuellement même si la manifestation ne fait pas partie d’un voyage organisé. 

Le plus simple est de vous renseigner directement auprès de votre assureur, ou de demander à l’organisateur s’il est prévu de rembourser les billets.

Si votre billet n’est pas remboursé, vous pouvez vous adresser à l’organisme Konsumentenschutz (site Internet en allemand uniquement) à l’adresse info@konsumentenschutz.ch ou éventuellement écrire à la Fédération romande des consommateurs au moyen de son formulaire de contact.

L’assurance qu’il est possible de souscrire pour trois francs lors de l’achat des billets rembourse-t-elle le prix de ces derniers si l’événement associé est annulé en raison du virus ?

Le prix du billet n’est normalement remboursé par ce type d’assurance que lorsque leurs bénéficiaires ne peuvent participer à l’événement en raison d’une maladie (p. ex. le coronavirus), d’une panne ou d’un retard des transports publics, d’un accident ou d’une panne sur le trajet. Si l’événement est annulé en raison de l’interdiction de la Confédération visant les manifestations, d’après les Conditions générales d’assurance, le prix du billet n’est pas remboursé.

Questions-réponses : logement et déménagement

Mon déménagement peut-il avoir lieu malgré la crise du coronavirus ? Quelles sont les démarches à réaliser ? Comparis répond à vos questions dans cet article consacré au thème du logement et du déménagement.

Questions-réponses : hypothèques

Quel est l’impact de la crise sur les taux hypothécaires ? Comment pourrait-elle affecter à long terme les prix de l’immobilier ? Un investissement dans l’immobilier est-il intéressant dans la situation actuelle ? Comparis a rassemblé pour vous des questions-réponses sur le coronavirus et les hypothèques.

Questions-réponses : mobilité

Les garages et les espaces de vente des concessionnaires sont-ils ouverts ?

Les garages restent ouverts, y compris pendant la durée d’application des mesures de prévention. Depuis le 11 mai, les concessionnaires peuvent également rouvrir leurs showrooms à la clientèle. Les mesures de protection qui s’imposent doivent toutefois être respectées. Ainsi volant, levier de vitesse et sièges sont recouverts d’une protection avant toute intervention. Les possibles points de contact à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule doivent être nettoyés et désinfectés avant sa remise. Par ailleurs, le magasin ne peut accueillir qu’un nombre limité de clients à la fois – qui dépend de la surface de vente. Veillez également à respecter l’écart minimal : dans la mesure du possible, évitez de vous asseoir dans un véhicule en même temps que le vendeur. Si c’est impossible, portez un masque de protection. Dans tous les cas, prenez rendez-vous avant de vous rendre au garage – que ce soit pour une prestation d’entretien, une réparation ou l’achat d’une voiture.

Est-ce que je peux encore me rendre au garage pour faire réviser ou réparer ma voiture ?

Oui, tout à fait. Contrairement au showroom d’un garage, son atelier reste, en principe, ouvert. Toutefois, certains ateliers ont renforcé leurs mesures de précaution. Ainsi, les professionnels de l’AMAG recouvrent volant, levier de vitesse et sièges d’une protection avant toute intervention. Tout est mis en œuvre afin que la remise des clés du véhicule puisse se faire avec un contact aussi réduit que possible entre le garagiste et le propriétaire du véhicule. En outre, les services de prise en charge et de retour à domicile sont étendus.

Attention : dans tous les cas, commencez par appeler l’atelier afin de convenir d’un rendez-vous. Vous éviterez ainsi de devoir patienter sur place.

J’ai besoin d’une voiture pour la période à venir. Comment faire ?

Si vous avez besoin d’une voiture rapidement mais que vous ne souhaitez pas vous engager par un contrat long, l’abonnement auto est fait pour vous. Dans cette formule, un véhicule est proposé à un prix fixe mensuel. L’assurance, l’entretien, les réparations, les pneus, les taxes et même la vignette sont compris dans le tarif. En outre, contrairement aux offres de leasing, la durée minimale d’engagement d’un abonnement auto est courte. Si vous n’avez plus besoin de la voiture dans un ou deux mois, vous pourrez donc la rendre avec un délai de résiliation de 30 jours. Actuellement, les prestataires qui proposent ces abonnements livrent le véhicule directement à domicile.

Si vous avez besoin d’un véhicule pour quelques jours seulement, les entreprises de location traditionnelles constituent la meilleure option.

Les services des automobiles ont-ils rouvert ?

La plupart des services des automobiles ont rouvert leurs guichets. Dans de nombreux cantons, les contrôles officiels du véhicule ont repris. Dans la mesure du possible, il est toutefois indiqué de réaliser les transactions en ligne ou par voie postale. Vous trouverez les horaires d’ouverture sur le site Internet du service des automobiles de votre canton de résidence.

Est-il de nouveau possible de prendre des leçons de conduite ou de passer son permis de conduire ?

Oui, les leçons de conduite peuvent reprendre, à condition que les mesures de protection qui s’imposent soient respectées, comme le port d’un masque de protection ou le nettoyage des surfaces d’un cours à l’autre. Les examens théoriques et pratiques peuvent également reprendre depuis le 11 mai, ainsi que les cours de théorie de la circulation, de premier secours et WAB4u. Toutefois, le nombre de participants est limité à cinq (instructeur compris), ce qui peut conduire, au moins temporairement, à une augmentation du tarif des cours.

Que se passe-t-il si mon permis d’élève conducteur expire pendant la durée d’application des mesures de prévention ?

Si votre permis d’élève conducteur a expiré le 9 mars 2020 ou après, vous recevrez du service des automobiles un document de remplacement avec une nouvelle date de validité. Vous devez en principe en faire la demande par écrit auprès du service des automobiles compétent. Le demandeur n’a pas à repasser l’examen théorique, ni à suivre de nouveaux cours de théorie de la circulation.

Ai-je encore le droit de circuler si mon permis de conduire à l’essai a expiré pendant la durée d’application des mesures de prévention ?

Si votre permis de conduire à l’essai a expiré le 9 mars 2020 ou après, vous pouvez continuer à conduire en Suisse.

J’ai commandé une voiture. Dois-je m’attendre à des retards de livraison ?

Si vous avez commandé une nouvelle voiture avant la crise du coronavirus ou même pendant, en fonction du modèle, la livraison peut être retardée. Ce sera également le cas dans les semaines à venir. En effet, la plupart des grands fabricants ont dû (partiellement) suspendre leur production à cause de la crise. L’activité de nombreuses chaînes de montage a repris, mais les chaînes d’approvisionnement étant mondiales, la remise en service prend du temps. Si vous souhaitez malgré tout vous acheter une voiture prochainement, choisissez de préférence parmi les modèles en stock.

Y a-t-il en ce moment des remises sur les voitures ?

Oui, c’est l’occasion de profiter d’offres avantageuses. Les raisons sont plurielles : le printemps est la saison où le secteur automobile réalise la majeure partie de son chiffre d’affaires. C’est l’époque où les concessionnaires rentrent de nombreuses voitures neuves. Or, cette année, celles-ci leur ont été livrées malgré la fermeture des espaces de vente, ce qui signifie que les entrepôts des revendeurs sont pleins. À l’achat, tentez de comparer différentes offres. Le choix de la bonne assurance se prête lui aussi avec profit à la comparaison. En effet, les primes d’assurance ont fortement baissé ces dernières années, si bien que d’une compagnie à l’autre, les écarts de prix sont parfois de taille.

Vais-je recevoir une indemnisation pour mon AG ou mon abonnement annuel de la communauté de transports si je ne m’en suis pas servi pendant le confinement ?

Le secteur des transports en commun garantit aux titulaires d’un abonnement annuel (général, communautaire, de parcours ou modulable) une prolongation de 15 jours de cet abonnement. Les titulaires d’un AG recevront un avoir qui sera automatiquement déduit à l’achat d’un nouvel AG. Si vous ne renouvelez pas votre AG, le montant vous sera remboursé. Ce geste est soumis à une condition : que vous ayez été titulaire d’un abonnement général valable du 17 mars au 10 mai.

Les titulaires d’un abonnement communautaire, de parcours ou modulable ne sont pas indemnisés, mais leur abonnement est prolongé de 15 jours. Ce geste ne vous sera accordé que si vous étiez en possession d’un abonnement annuel valable le 10 mai.

Vais-je recevoir une indemnisation pour mon abonnement mensuel si je ne m’en suis pas servi à cause du confinement ?

Les titulaires d’un abonnement mensuel (communautaire, de parcours ou modulable) seront eux aussi indemnisés. En fonction de la communauté de transports et de l’abonnement, votre remboursement s’élèvera à 15 francs ou à 15 % du prix de l’abonnement. Ce geste ne vous sera accordé que si vous étiez en possession d’un abonnement valable le 17 mai.

Que dois-je faire pour bénéficier d’un avoir sur mon abonnement de transports publics ?

Tous les abonnés concernés en ont normalement été informés directement par la communauté de transports en question avant la fin du mois de mai. Si tel n’est pas le cas, adressez-vous directement à la vôtre.

Vais-je recevoir une indemnisation pour mon abonnement demi-tarif, évasion ou seven25 ?

Non. Malheureusement, rien n’est prévu pour les titulaires de ces abonnements.

Questions-réponses : finances et prévoyance

Vous trouverez des questions sur le crédit privé dans notre article complémentaire.

Pourquoi la bourse subit-elle le coronavirus de plein fouet ?

Chaque jour, les effets négatifs du coronavirus sur l’économie mondiale se font ressentir plus fortement que la veille. La situation est d’autant plus dangereuse que la conjoncture est déjà affaiblie. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) prévoit pour l’année en cours un recul du produit intérieur brut de la Suisse compris entre 1,5 % et 10 %. La largeur de la fourchette s’explique par le fait que les économistes ont du mal à évaluer l’impact qu’a réellement le coronavirus sur l’économie. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) table sur un recul de la croissance pouvant aller jusqu’à 50 %. Celle-ci s’établirait alors à 1,5 %. Cette annonce ne sera pas sans conséquences sur les chiffres des entreprises, qui seront nombreuses à revoir leurs résultats à la baisse. La situation inquiète les investisseurs, et l’inquiétude, comme chacun sait, est un véritable poison pour la bourse. Les bourses se remettent du choc initial. Les marchés sont stimulés notamment par la levée des mesures de prévention et par l’espoir d’une reprise de l’économie mondiale. Cette confiance risque toutefois de tourner vite en déception si le coronavirus reprend son expansion.

J’ai placé mon pilier 3a en bourse, mais celle-ci a dégringolé. Ferais-je mieux de vendre dès maintenant ?

L’Histoire montre que sur le long terme, les investissements en actions sont plus rentables que d’autres formes de placement, comme le compte épargne traditionnel. Par le passé, les cours boursiers ont déjà chuté de la sorte, et se sont toujours rétablis avec le temps. Si vous avez un horizon de placement long, il est conseillé de ne pas céder à la panique. En outre, si vous épargnez de petites sommes régulièrement, vous pouvez mieux compenser la volatilité des cours. C’est ce que les spécialistes appellent l’investissement programmé. En d’autres termes : le nombre de parts en actions acquises durant les phases baissières est plus élevé que durant les phases haussières. Cette stratégie réduit le risque d’investir à un moment défavorable et de payer un prix trop élevé pour l’ensemble du capital investi.

Questions-réponses : numérique

Est-ce qu’en raison du coronavirus, je ne peux plus m’acheter de nouveaux modèles de smartphone ?

Les nouveaux smartphones, par exemple, sont disponibles relativement rapidement chez les grands fabricants, mais cela pourrait bientôt changer. Ainsi Digitec Galaxus, commerçant en ligne leader en Suisse, a déjà informé de retards de livraison. Nous devons compter sur des temps d’attente plus longs. De nombreuses usines ont été ou sont toujours à l’arrêt. Certains cargos sont bloqués dans les ports ou ne peuvent pas décharger leur marchandise. Il faut s’attendre à des retards de livraison des produits techniques à partir de juin.

Est-ce encore possible de passer commande chez Wish ou AliExpress ?

Dans le secteur de l’électronique, près de 90 % des composants proviennent de Chine. C’est la raison pour laquelle la crise du coronavirus touche très fortement notre monde globalisé. Le portail Wish, connu pour ses produits bon marché importés directement de Chine, annonce déjà des délais de livraison de plusieurs semaines sur certains articles.

À quelle fréquence devrais-je nettoyer mon smartphone ?

Nous pianotons plusieurs centaines de fois par jour sur notre téléphone. Un endroit où microbes et bactéries fourmillent. Aussi, il convient de nettoyer régulièrement son téléphone, à plus forte raison en ces temps de coronavirus. Il est conseillé de le faire une à deux fois par jour : frottez doucement votre téléphone à l’aide d’un chiffon et d’un peu d’eau chaude savonneuse. Pour finir, séchez-le avec un chiffon et terminez en pulvérisant un peu de désinfectant. N’utilisez pas de produits trop agressifs qui pourraient endommager le film protecteur de votre appareil.

De manière générale :

  • Ne posez pas votre téléphone sur un nid à microbes : la cuvette des toilettes, une table dans le train…
  • Nettoyez votre smartphone une à deux fois par jour.
  • Si possible, ne prêtez pas votre téléphone.

Les opérateurs de télécommunications livrent les données de traçage des téléphones portables à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cette pratique est-elle légale ?

Oui. Selon le Conseil fédéral, l’analyse des données mobiles joue un rôle déterminant dans le contrôle du comportement de la population. L’OFSP est ainsi en capacité de déterminer si les consignes sont respectées. Les données sont anonymisées et ne sont pas fournies en temps réel. Au sein de l’OFSP, seul un membre y a accès. Le Conseil fédéral promet qu’aucune tierce personne n’aura jamais l’occasion de les consulter.

Comment fonctionne une application de tracking ou de traçage ? Son installation est-elle obligatoire ?

Il est désormais clair que l’OFSP a opté pour une solution décentralisée dans le cadre du développement d’une application de suivi des contacts. Depuis fin mai, l’application est dans une phase pilote au cours de laquelle près de 15 000 personnes doivent en tester le fonctionnement. La « loi sur l’application Corona Proximity Tracing » sera discutée au cours de la session d’été du Parlement. Elle doit consacrer l’utilisation volontaire de l’app et éviter que les personnes qui ne l’utilisent pas soient désavantagées. L’app devrait être mise à la disposition du grand public fin juin, dès que la loi aura été votée. Elle a été développée en grande partie par des chercheurs des écoles polytechniques fédérales de Lausanne (EPFL) et de Zurich (ETHZ). Ses utilisateurs pourront recevoir une alerte s’ils ont été en contact avec une personne infectée et se faire tester. Les données seront conformes aux exigences en matière de protection des données et sauvegardées sur le téléphone, de manière décentralisée. Google et Apple ont repris le concept d’analyse décentralisée et anonyme des données réalisée localement sur le smartphone de l’utilisateur et ont directement intégré cette fonction à leur système d’exploitation mobile respectif.

Pour des raisons de protection des données, ces apps de traçage ne seront pas rendues obligatoires en Suisse. Plus de 90 % de la population suisse possède un smartphone dont la fonction de Bluetooth est d’ores et déjà activée pour l’utilisation de montres connectées ou d’écouteurs. Une grande partie sera sensible au bénéfice personnel qu’apporte une telle application. Pour qu’elle déploie les effets escomptés, il faut que 60 à 70 % de la population l’utilise, mais même si ce taux est inférieur, une fois les mesures de prévention levées, le recours à cette application conjugué au respect des mesures de protection de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) permettra de maintenir le nombre d’infections par personne au-dessous de un.

Autres questions-réponses

Mes animaux domestiques (chiens, chats, etc.) peuvent-ils attraper le coronavirus ?

Il n’a pour l’heure pas été prouvé que les chats et les chiens pouvaient contracter et transmettre le virus. Pour les scientifiques, le risque est très faible. Lorsqu’un animal de compagnie vit sous le même toit qu’une personne malade, il est possible qu’il se fasse contaminer par le virus. Quoi qu’il en soit, les animaux ne présentent aucun symptôme de la maladie. En d’autres termes, ils ne tombent pas malades.

L’OFSP recommande à tous les propriétaires d’animaux isolés chez eux en raison du virus d’éviter tout contact avec les animaux domestiques et d’en confier la garde à une personne saine. Les chats et les chiens d’un foyer en quarantaine n’ont pas besoin d’être lavés ou désinfectés spécifiquement. La règle pour tous : se laver les mains après avoir été en contact avec un animal.

Dois-je obligatoirement payer la crèche même si elle ferme ou si je fais le choix de garder mon enfant à la maison ?

Dans les cantons où les parents ont le choix de garder leurs enfants à la maison ou non, vous devez vous acquitter de la contribution parentale. En effet, les crèches ayant ouvert normalement, elles doivent continuer à régler les frais fixes comme les salaires ou les loyers. D’après la Confédération, le soutien financier relève de la compétence des cantons et des communes. Pour plus d’informations : « Fédération suisse pour l’accueil de jour de l’enfant ».

Certaines activités (cours de karaté, séances de football, leçons de musique, etc.) ne peuvent pour le moment pas avoir lieu. Les organisateurs transmettent de temps à autre des supports devant permettre aux cours de continuer à la maison. Dans ces conditions, est-il obligatoire de continuer à en régler le prix ?

Le contrat repose sur la prestation et la contre-prestation. Si le client a déjà réglé le cours mais que la prestation ne peut pas avoir lieu ou en partie seulement (par la transmission de supports de cours), pour des raisons qui ne sont imputables à aucune des deux parties, il a droit à un remboursement total ou partiel du montant versé. Des précisions ou des différences peuvent être prévues au contrat ou dans les conditions générales du prestataire. Dans votre cas, une partie du prix du cours doit être réglée.

Où dois-je porter un masque ?

Le Conseil fédéral ne souhaite toujours pas imposer le port généralisé du masque dans l’espace public. Et pour cause, selon lui, les masques d’hygiène protègent en premier lieu les autres et seulement dans une moindre mesure la personne qui le porte. Voilà pourquoi il ne doit être utilisé qu’en complément des règles d’hygiène et de distance. Les différentes branches économiques sont tenues de définir des plans de protection pour accompagner la réouverture des entreprises. Elles peuvent y prévoir l’obligation de porter un masque.

Où peut-on acheter des masques ?

Les pharmacies et les boutiques en ligne se sont mises à vendre des masques d’hygiène élémentaires.

Peut-on confectionner soi-même son masque ?

Le Conseil fédéral déconseille de fabriquer des masques en tissu maison. Les masques en tissu produits par l’industrie doivent respecter les recommandations de la Science Task Force Covid.

Ai-je le droit de faire mes courses à l’étranger ?

Non. En repassant la frontière suisse, vous vous exposeriez d’après l’ordonnance 2 COVID-19 à une amende de 100 francs s’il s’agit manifestement d’un cas de tourisme d’achat et que le franchissement de la frontière a eu lieu uniquement à cette fin. Cette amende ne sanctionne pas l’achat lui-même, mais l’obstruction au travail des autorités chargées des contrôles à la frontière. La sortie du territoire reste possible selon le droit suisse. Toutefois, les pays européens voisins ont fortement restreint l’entrée sur leur propre territoire.

Les commerces qui ne respectent pas les règles relatives au coronavirus seront-ils sanctionnés ?

Oui. Quiconque contrevient à l’interdiction applicable aux manifestations prononcée dans le cadre de la lutte contre le coronavirus est puni d’une peine pécuniaire ou d’une peine privative de liberté de trois ans au plus. Les consignes actuelles applicable au secteur de la vente sont également régies par cette interdiction des manifestations.

Les liens importants pour suivre l’évolution de la situation

  • OFSP : informations actuelles
  • Sur cette page, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie chaque jour les informations les plus récentes sur la propagation du coronavirus et sur les mesures prises pour l’endiguer.

  • Informations aux voyageurs du DFAE
  • En cas de projet de voyage, il est possible de s’informer sur la situation actuelle du pays de destination sur la page du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Cette page contient une rubrique spéciale consacrée au coronavirus.

  • Informations de l’OMS sur la situation mondiale
  • L’Organisation mondiale de la santé regroupe toutes les informations concernant la propagation du coronavirus sur une page interactive. On y trouve des chiffres actualisés sur le nombre de cas diagnostiqués et le nombre de décès causés par la maladie.