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Le coronavirus en Suisse – questions-réponses

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Photo : iStock.com / Kira-Yan

Depuis le 25 février 2020, date à laquelle le premier cas de coronavirus a été confirmé en Suisse, nous répondons aux questions essentielles concernant l’évolution de la situation, en perpétuel changement.

Questions-réponses : caisse maladie

Si j’ai le coronavirus, l’hospitalisation est-elle obligatoire ou est-il possible de rester en quarantaine chez soi ?

En présence des symptômes typiques de la maladie (la COVID-19), c’est-à-dire fatigue, fièvre et toux sèche, il est conseillé de rester chez soi et d’appeler un médecin ou un centre de télémédecine. Si le soupçon d’infection au coronavirus (SARS-CoV-2) se confirme, il faut ensuite passer un test de dépistage. Si le laboratoire confirme la contamination, la personne malade est isolée conformément aux prescriptions du service médical cantonal. Certaines personnes, dont l’état de santé est généralement bon, peuvent ne présenter aucun symptôme, ou très peu, lorsqu’elles sont touchées par cette maladie. Dans ce cas, elles peuvent se contenter de rester en isolement chez elles, pendant 10 jours. De même, il est recommandé à toute personne ayant été en contact rapproché avec un tiers infecté d’observer 10 jours de quarantaine.

Qui prend en charge les coûts de mon hospitalisation ou de ma mise en quarantaine ?

Toutes les interventions réalisées ou prescrites par un médecin sont prises en charge par la caisse maladie au titre de l’assurance de base. La participation aux frais (franchise, quote-part et supplément facturé par l’hôpital) s’applique normalement.
Depuis peu, les tests rapides peuvent aussi être pratiqués sur des personnes sans symptômes, par exemple dans les EMS ou sur le lieu de travail. Les personnes ayant recours à des tests rapides en dehors des critères de l’OFSP doivent les payer elles-mêmes. Les pharmacies, les hôpitaux, les cabinets médicaux et les centres de test peuvent employer tous les types de tests rapides remplissant les critères fixés par l’OFSP.

Quelle est la différence entre la quarantaine et l’isolement ?

L’Office fédéral de la santé publique distingue auto-isolement et auto-quarantaine. Dans le cadre d’un auto-isolement, la personne concernée présente des symptômes qui pourraient provenir d’une infection au coronavirus (toux sèche, fièvre, etc.). Pour éviter de transmettre le virus, si son état de santé général le lui permet, cette personne doit rester chez elle. Elle peut lever l’auto-isolement en l’absence de symptômes pendant 48 heures et après une durée d’au moins dix jours depuis l’apparition des symptômes. Les personnes avec qui elle est en contact étroit doivent également rester chez elles en auto-quarantaine pendant dix jours.

La règle principale est d’éviter tout contact avec d’autres personnes. L’OFSP liste les points importants suivants dans ses consignes :

Personnes vivant seules :

  • Faites livrer à votre porte de la nourriture et d’autres produits essentiels, tels que des médicaments, par la famille, les amis ou un service de livraison.

Plusieurs personnes dans le ménage :

  • La personne concernée doit se retirer dans une pièce dont la porte doit rester fermée, prendre ses repas dans cette même pièce et éviter toute visite et tout contact. La pièce en question ne doit être quittée qu’en cas de nécessité.
  • Se laver les mains ou se les désinfecter fréquemment est absolument nécessaire.
  • La personne malade ne doit en aucun cas partager des objets du ménage (verres, tasses, assiettes, couverts, serviettes ou draps de lit) avec d’autres personnes. Les ustensiles de cuisine sales doivent soigneusement être lavés au lave-vaisselle.
  • Les vêtements et le linge de maison (draps de lit, serviettes) doivent être passés régulièrement au lave-linge.

Où dois-je me mettre en quarantaine, et combien de temps ?

Lorsqu’une personne est contaminée, ses proches doivent être placés en quarantaine – si possible chez eux. Concrètement, il y a interdiction de franchir le pas de sa porte pour la durée recommandée par le Conseil fédéral. Elles ont également interdiction d’aller faire des courses : la commune a la responsabilité de subvenir à leurs besoins. Ces mesures sont destinées à protéger le reste de la société du risque de contamination.

Après avoir été en contact avec une personne infectée, il faut observer une quarantaine de dix jours. Il peut y être mis fin dès le septième jour, mais seulement à l’issue d’un test négatif. Dans ce cas, le prix du test n’est pas remboursé.

Le non-respect des mesures de quarantaine peut entraîner des poursuites.

Qui supporte le coût du test au coronavirus ?

La Confédération prend en charge l’ensemble des coûts des tests liés au coronavirus, c’est-à-dire non seulement les tests permettant de déceler une contamination, mais aussi les tests sérologiques de détection des anticorps.

Les tests peuvent aussi être pratiqués sur des personnes sans symptômes, par exemple dans les EMS ou sur le lieu de travail. La Confédération prend en charge leurs coûts pour les personnes sans symptômes lorsqu’ils sont pratiqués dans le cadre de tests de masse. L’objectif est de mieux protéger les personnes vulnérables, par exemple celles qui sont placées en EMS. La moitié des cas étant asymptomatiques, cette stratégie devrait permettre d’en identifier davantage.

Les personnes ayant recours à des tests en dehors des critères de l’OFSP doivent les payer elles-mêmes. Les pharmacies, les hôpitaux, les cabinets médicaux et les centres de test peuvent employer tous les types de tests rapides remplissant les critères fixés par l’OFSP.

Quels sont les types de tests qui existent et comment fonctionnent-ils ?

Plusieurs types de tests permettent de dépister les infections au coronavirus, mais tous ne sont pas également précis et fiables. Les tests PCR et les tests antigéniques permettent de dépister les infections aiguës. Les tests sérologiques mettent au jour les infections passées en détectant les anticorps présents dans le sang à la suite d’une réponse immunitaire.

Pour la réalisation d’un test PCR, il est nécessaire d’effectuer un prélèvement dans les voies respiratoires. La plupart du temps, ce frottis consiste en l’introduction d’une sorte de coton-tige élastique dans le pharynx en passant par le nez. Le prélèvement est ensuite analysé en laboratoire au moyen de ce que l’on appelle en anglais la Reverse Transcription Polymerase Chain Reaction (transcriptase inverse-amplification en chaîne de la polymérase en temps réel). Si du matériel génétique du virus est présent dans le prélèvement, ce matériel est dupliqué jusqu’à ce qu’il soit possible de le détecter et d’en déterminer la concentration. Le nombre de cycles est indiqué par la valeur Ct (en anglais « cycle threshold »). Plus la valeur Ct est haute, plus la charge virale du prélèvement – et par conséquent, à ce qu’on imagine, l’infectiosité du patient – est faible. Certains facteurs externes comme la durée de transport du prélèvement peuvent toutefois avoir une influence sur la valeur Ct. Étant donné que le nombre de cycles varie, les faux positifs et les faux négatifs est très variable. Un test PCR n’est rien d’autre qu’un arrêt sur image : dès le lendemain, le résultat peut différer. Par conséquent, un test négatif ne dispense pas de l’application des gestes barrières.

Un test rapide est généralement un test antigénique qui détecte certaines protéines du coronavirus (SARS-CoV-2). Comme dans le cadre du test PCR, un prélèvement nasopharyngé est réalisé. Le résultat est aussi rapide qu’avec un test de grossesse et arrive en 15 à 30 minutes. Ce test peut être réalisé en pharmacie et revient moins cher qu’un test PCR. Les tests antigéniques ont tout leur sens en l’absence de symptômes de la maladie, ainsi que pour le personnel, les patients et les visiteurs des hôpitaux et des établissements médico-sociaux.

Avec quelques gouttes de sang, un test sérologique, réalisé en laboratoire, permet de déterminer si un patient a été ou non infecté au coronavirus dans les semaines ou les mois qui le précèdent. Si des anticorps contre le SARS-CoV-2 sont détectés, c’est que la personne testée a vraisemblablement déjà été infectée au coronavirus et ce, même si ses symptômes étaient faibles voire inexistants. Les tests sérologiques sont certes plutôt fiables, mais le risque de résultats faussés est là aussi réel, notamment lorsque le nombre de cas est bas. D’autant plus que la présence d’anticorps n’est pas nécessairement synonyme d’immunité ni de non-contagiosité.

Pour être sûr·e du résultat, mieux vaut réaliser un second test.

Pourquoi ne teste-t-on pas plus en Suisse ?

Les autorités ne recommandent de se faire tester qu’aux personnes qui présentent des symptômes. De nombreux pays procèdent déjà à la réalisation de tests préventifs sur des pans entiers de la population au motif que de nombreuses personnes infectées n'ont aucuns symptômes. Or, il faut bien identifier ces personnes si l’on entend casser les chaînes de transmission. Dans la région de Bernina, des tests de masse ont été réalisés mi-décembre, y compris des tests de suivi. Ainsi, les personnes infectées asymptomatiques ont elles aussi pu être identifiées, ce qui a permis de réduire presque à zéro le nombre de cas en fin d’année. Certains cantons procèdent à des tests de masse dans les écoles où des cas sont avérés.

C’est pourquoi la Confédération recommande désormais de mener des campagnes de tests de masse dans les établissements médico-sociaux, les écoles, les hôtels et sur les lieux de travail, et qu’elle prend aussi en charge le coût des tests pour les personnes asymptomatiques.

J’ai dû serrer la main à quelqu’un, puis je suis tombé·e malade. Quels sont mes recours ?

Les règles de conduite de l’OFSP ne revêtant aucun caractère obligatoire, vous ne pouvez tenir personne pour responsable. Il est donc tout sauf impoli de renoncer à se serrer la main. Les autres recommandations de l’OFSP sont tout aussi importantes, comme se laver régulièrement les mains où se les désinfecter, et, en dehors de chez soi, garder une distance d’au moins 1,5 mètre avec les autres personnes. Lorsque cette distance minimale ne peut pas être respectée, il est recommandé de porter un masque.

Existe-t-il une assurance contre le coronavirus ?

Ce sont avant tout les escrocs qui proposent de telles assurances. Les prestations médicales sont prises en charge par l’assurance maladie obligatoire (assurance de base) et minorées de la participation aux coûts (franchise et quote-part). Avant de souscrire une quelconque assurance avec une prétendue couverture coronavirus, il est vivement recommandé de lire les conditions générales d’assurance (CGA). Dans le cadre de la souscription d’un nouveau contrat, les dommages actuels sont généralement exclus.

Ma couverture contre le coronavirus est-elle valable, même si je n’ai pas encore reçu ma police ?

Avant de souscrire une quelconque assurance avec une prétendue couverture coronavirus, il est vivement recommandé de lire les conditions générales d’assurance (CGA). Dans le cadre de la souscription d’un nouveau contrat, les dommages actuels sont généralement exclus. L’assurance maladie obligatoire est la seule assurance à prendre en charge l’ensemble des prestations médicales obligatoires conformément à la loi sur l’assurance maladie (LAMal) dès la souscription du contrat, c’est-à-dire sans appliquer de délai de carence.

J’ai eu le coronavirus et j’ai eu la chance de m’en remettre sans aucune complication. Dois-je tout de même respecter les recommandations du Conseil fédéral ?

On suppose actuellement que les personnes guéries sont immunisées pour un certain temps, bien qu’il y ait eu des cas isolés de nouvelle contamination après une première guérison. Par ailleurs, des variants du virus se propagent. Il n’est pas encore certain que les anticorps protègent bien contre ces nouvelles souches mutantes. Comme toutes les autres personnes qui se sont rétablies, vous devez malgré tout respecter les règles afin de pas donner l’impression qu’elles ne sont plus valables.

Avec le coronavirus, le matériel de protection est limité et son prix a flambé. Les médecins et les hôpitaux peuvent-ils le facturer aux patients ?

La facturation sur la base du tarif médical (Tarmed) est autorisée. Lorsqu’ils sont supérieurs à trois francs, les coûts en matériel font l’objet d’un remboursement par la caisse maladie duquel sont déduits la franchise, puis la quote-part de 10 % une fois dépassé le montant annuel de cette franchise. Lorsque la prestation fait l’objet d’un remboursement forfaitaire, le cabinet ou l’hôpital ne peut répercuter aucuns coûts supplémentaires, que ceux-ci soient liés au coronavirus ou non.

Dois-je payer de ma poche le vaccin contre le coronavirus ?

Non. La vaccination est prise en charge par votre caisse maladie (assurance de base), sans franchise ni quotepart. Conformément à la loi sur les épidémies, les coûts non couverts par l’assurance maladie seront supportés par la Confédération et les cantons. Ainsi, la vaccination est financée collectivement par nos primes d’assurance maladie et nos impôts lorsqu’elle est pratiquée dans des centres de vaccination cantonaux par des professionnels qualifiés, ou ailleurs par des médecins ou des pharmaciens.
Vous trouvez ici plus d’informations sur le vaccin contre le coronavirus.

J’ai eu le coronavirus en 2020, mais je ne me sens toujours pas en forme. Où trouver de l’aide ?

Malheureusement, de nombreux malades du coronavirus ne se sentent toujours pas remis des mois après avoir contracté le virus. Nombre d’entre eux en ressentent toujours les symptômes. On parle alors de « Covid long ». Vous faites partie de ces personnes ? Les coordonnées de l’interlocuteur de votre canton sont à retrouver ici.

Questions-réponses : voyages et manifestations

Vu la propagation du coronavirus, je préfère annuler ma réservation de voyage. Est-ce possible ?

Tant que vous disposez d’une assurance annulation, vous êtes libre d’annuler votre voyage sans conséquences financières, à condition que ladite assurance couvre les cas d’épidémie ou de pandémie. En règle générale, il faut toutefois commencer par demander le remboursement au prestataire (hôtel, compagnie aérienne). Si cette première étape est infructueuse, c’est alors que l’assurance annulation entre en jeu. Elle examine le bien-fondé de la demande. En revanche, le voyageur dont l’annulation n’a d’autre justification que son appréhension n’a droit à aucune compensation. Dans ce cas, les assurances annulation n’interviennent pas non plus. 

Du fait de la pandémie de coronavirus, mon voyage à forfait a été annulé. Puis-je obtenir un remboursement ?

En règle générale, les voyagistes ont la possibilité de remettre à leurs clients un bon pour un voyage ultérieur, de les rembourser ou de reporter le voyage. Si le voyage organisé à une date ultérieure est plus cher qu’à l’origine, vous n’avez pas de supplément à payer ; s’il est moins cher, l’organisateur doit vous rembourser la différence. Vous pouvez choisir entre le bon et le remboursement. Dans la situation actuelle, vous devez faire preuve de compréhension si le processus prend un peu de temps. Explication : en cas de vol annulé, les agences de voyage ne sont pas immédiatement remboursées par les compagnies aériennes.

J’ai réservé mes vacances sur Internet – j’ai payé le vol, les hôtels, la voiture de location, etc. séparément. Puis-je obtenir un remboursement ?

Cela est plus compliqué que si vous aviez réservé un voyage à forfait. Vous devez vous renseigner sur les conditions d’annulation auprès de chaque prestataire et en vérifier le contenu. Certains billets d’avion, achetés par exemple auprès de Swiss, sont remboursables. Cela dépend des modalités de remboursement. Un billet pour lequel aucune forme de remboursement n’est prévue ne peut être annulé si le vol est maintenu, mais il est possible de modifier la réservation. Si le vol a été annulé, vous pouvez reporter ou annuler sans frais votre réservation. Voici le lien vers le formulaire de remboursement de Swiss. 

Pour ce qui est des organisateurs comme les hôtels ou les entreprises de location de voitures, vous devez d’abord vérifier si vous avez droit à un remboursement partiel ou total. Dans la pratique, les organisateurs se montrent généralement conciliants. Pour les détenteurs d’une assurance annulation, la règle est la suivante : la personne assurée doit toujours s’adresser d’abord au voyagiste pour annuler le voyage et lui demander une facture des frais d’annulation. L’assureur rembourse la différence dans la mesure où il s’agit d’un événement assuré. Certains assureurs effectuent le remboursement même s’ils n’y sont pas tenus par les conditions générales d’assurance (CGA). 

Par peur du coronavirus, j’ai annulé mon voyage avant même le début de la crise. Puis-je obtenir un remboursement ?

Vos chances sont plutôt minces. Dans votre cas, les conditions d’annulation s’appliquent. Vous pouvez tout de même tenter, car certains organisateurs se montrent plus conciliants en ce moment.

À quoi dois-je faire attention si je planifie ou souhaite réserver un voyage ?

Depuis le 15 juin, les frontières avec les pays de l’UE et de l’AELE sont de nouveau ouvertes. Renseignez-vous au préalable sur les dispositions applicables dans votre pays de destination. Si vous réservez un voyage, essayez de choisir un voyage à forfait. En effet, la loi fédérale sur les voyages à forfait offre dans ce cas une meilleure protection. Vous gagnerez donc à réserver auprès de prestataires qui permettent une annulation sans frais juste avant le début du voyage.

Vous n’avez pas d’assurance annulation ? Lors de votre réservation, envisagez de souscrire l’assurance voyage, souvent proposée par les organisateurs. Attention néanmoins à bien lire les mentions en petits caractères : il faut que les cas de pandémie et d’épidémie soient couverts. Sachez en outre que certains assureurs excluent pour leurs nouveaux clients les risques en lien avec le coronavirus. Comparis a récemment réalisé une analyse sur ce point.

Depuis le jeudi 29 octobre 2020, la quarantaine est obligatoire pour tout voyageur en provenance d’un pays dont l’incidence (autrement dit, le nombre de personnes testées positives au coronavirus sur 100 000) dépasse celle de la Suisse d’au moins 60 sur les 14 jours précédant son arrivée. La Suisse présentant un taux d’incidence élevé, de nombreux pays ont disparu de la liste des pays desquels la quarantaine est obligatoire.

Les personnes entrant en Suisse depuis un État présentant un risque élevé d’infection doivent présenter un test PCR négatif datant de moins de 72 heures à leur entrée ou se mettre en quarantaine pour 10 jours. Elles peuvent toutefois en sortir après sept jours à l’issue d’un test négatif.

Les personnes entrant en Suisse par les airs en provenance d’un État ne présentant pas un risque élevé d’infection doivent également présenter un test négatif au moment de monter à bord de l’avion.

Avant de partir en séjour à l’étranger, informez-vous pour savoir si votre destination se trouve sur la liste de l’OFSP. Des règles spécifiques s’appliquent aux régions frontalières et aux frontaliers.

Selon le pays de destination, la quarantaine ou la présentation d’un test négatif sont obligatoires. L’Allemagne a placé l’ensemble de la Suisse sur la liste des zones à risque. Cet avertissement aux voyageurs est valable à compter du 24 octobre. Toute personne entrant sur le territoire allemand et ayant séjourné dans une zone à risque au cours des 14 jours précédant l’entrée est tenue de présenter un test négatif de dépistage du coronavirus daté de 48 h au plus ou d’observer une quarantaine de 14 jours sur son lieu de destination. Le non-respect de ces dispositions est passible d’une amende.

Certains Länder comme le Bade-Wurtemberg appliquent la règle des 24 heures. Toute personne entrant sur le territoire allemand en provenance d’une zone à risque et dont le séjour dans le Land n’excède pas 24 heures est dispensée de l’obligation de présenter un test négatif.

Le 21 décembre 2020, à la suite de la découverte d’une nouvelle souche, plus contagieuse, du coronavirus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud, le Conseil fédéral a adopté de nouvelles mesures visant à en empêcher autant que possible la propagation. Toute personne arrivée dès le 14 décembre 2020 de l’un de ces deux pays doit observer dix jours de quarantaine. À compter du 21 décembre 2020, le Conseil fédéral a en outre décrété une interdiction générale d’entrée sur le territoire pour tous les ressortissants étrangers arrivant de Grande-Bretagne ou d’Afrique du Sud. Les voyages touristiques depuis ces deux pays, notamment, sont interdits.

Qui paie si je suis bloqué·e quelque part et que je ne peux pas revenir en Suisse ?

De manière générale, les Suissesses et les Suisses sont eux-mêmes responsables de leur retour. Les frais supplémentaires pour les hôtels ou le vol de retour sont à leur charge. En cas de voyage à forfait, l’agence de voyage vous vient en aide pour l’organisation de votre retour. Les frais de nuitées supplémentaires sont parfois pris en charge par l’agence. Il arrive aussi que les assurances annulation assument ces frais à concurrence du montant d’assurance défini contractuellement. 

À quoi dois-je faire attention lorsque j’entre en Suisse ?

Avant d’entrer en Suisse, toute personne est tenue de remplir un formulaire électronique d’entrée (un formulaire par personne). Pour les mineurs, ce formulaire peut être rempli par un accompagnateur ou une personne en ayant la garde. Cette obligation ne s’applique pas aux personnes qui entrent en Suisse depuis un territoire frontalier.

J’ai organisé mon mariage et la liste des invités est longue. Qui me rembourse les pertes si l’état d’urgence m’oblige à l’annuler ?

Si vous avez souscrit une couverture mariage ou manifestation, vous devez voir avec votre compagnie d’assurance si les frais découlant d’une épidémie ou d’une pandémie sont pris en charge. Ce n’est généralement pas le cas. Annuler son mariage revient généralement plus cher que de le repousser. Si vous avez souscrit une assurance annulation avec une couverture familiale, vous pouvez lui déclarer, le cas échéant, les frais qui découlent de voyages réservés à votre nom ou à celui de toute autre personne de votre foyer dans le cadre d’un mariage, à condition que les cas d’épidémie et de pandémie soient pris en charge. Il faut préalablement avoir sollicité le remboursement de ces frais auprès du prestataire.

Puis-je encore souscrire une assurance voyage ?

Oui, on peut en souscrire une quand on le souhaite. Cependant, celle-ci ne sera d’aucune utilité pour les voyages déjà réservés. En règle générale, souscrire une assurance voyage est intéressant pour les vacances qui coûtent cher et/ou pour les personnes qui voyagent beaucoup. Il est judicieux de choisir une assurance qui couvre également les risques en lien avec les épidémies et les pandémies et ne prévoit pas d’exclusion de garantie spécifique en cas de coronavirus ou de COVID-19. Comparis a récemment réalisé une analyse sur ce point.

J’ai des billets pour une manifestation annulée en raison du virus. Vais-je bénéficier d’un remboursement ?

D’une manière générale, les organisateurs sont tenus au remboursement du prix des billets. Ils travaillent actuellement à différentes solutions. Le mieux est de consulter leur site Internet. Il arrive que l’assurance voyage couvre les billets à hauteur de la somme fixée contractuellement même si la manifestation ne fait pas partie d’un voyage organisé. Comparis a récemment réalisé une analyse sur ce point.

Le plus simple est de vous renseigner directement auprès de votre assureur, ou de demander à l’organisateur s’il est prévu de rembourser les billets.

Si votre billet n’est pas remboursé, vous pouvez vous adresser à l’organisme Konsumentenschutz à l’adresse info@konsumentenschutz.ch, en mentionnant « Ticketrückerstattung » dans l’objet, ou éventuellement écrire à la Fédération romande des consommateurs au moyen de son formulaire de contact.

L’assurance qu’il est possible de souscrire pour trois francs lors de l’achat des billets rembourse-t-elle le prix de ces derniers si l’événement associé est annulé en raison du virus ?

Le prix du billet n’est normalement remboursé par ce type d’assurance que lorsque leurs bénéficiaires ne peuvent participer à l’événement en raison d’une maladie (p. ex. le coronavirus), d’une panne ou d’un retard des transports publics, d’un accident ou d’une panne sur le trajet. Si l’événement est annulé en raison de l’interdiction de la Confédération visant les manifestations, d’après les Conditions générales d’assurance, le prix du billet n’est pas remboursé.

Quelles limites sont applicables aux manifestations publiques et privées ainsi qu’aux rassemblements spontanés ?

Depuis le 18 janvier 2021, les rassemblements sont limités à cinq personnes.

Les assemblées parlementaires et communales, leurs commissions et les récoltes de signatures organisées dans le cadre d’un référendum ou d’une initiative sont autorisées Les offices religieux peuvent toujours accueillir jusqu’à 50 personnes, dans le respect des mesures de protection qui s’imposent.

Dans le cadre privé, les réunions de famille et les rencontres entre amis sont limitées à 10 personnes.

Dès le lundi 2 novembre, les hautes écoles sont passées à l’enseignement à distance. Les écoles obligatoires, les gymnases et les établissements de formation professionnelle peuvent quant à eux continuer à donner leurs cours en présentiel.

Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits à l’intérieur comme à l’extérieur.

Dans toutes les manifestations et tous les rassemblements spontanés, le port du masque est obligatoire, sauf pour boire ou pour manger.

Questions-réponses : logement et déménagement

Mon déménagement peut-il avoir lieu malgré la crise du coronavirus ? Quelles sont les démarches à réaliser ? Comparis répond à vos questions dans cet article consacré au thème du logement et du déménagement

Questions-réponses : hypothèques

Quel est l’impact de la crise sur les taux hypothécaires ? Quel pourrait être son impact à long terme sur les prix de l’immobilier ? Un investissement dans l’immobilier est-il intéressant dans la situation actuelle ? Comparis a rassemblé pour vous des questions-réponses sur le coronavirus et les hypothèques.

Questions-réponses : mobilité

J’ai besoin d’une voiture pour la période à venir. Comment faire ?

Si vous avez besoin d’une voiture rapidement mais que vous ne souhaitez pas vous engager par un contrat long, l’abonnement auto est fait pour vous. Dans cette formule, un véhicule est proposé à un prix fixe mensuel. L’assurance, l’entretien, les réparations, les pneus, les taxes et même la vignette sont compris dans le tarif. En outre, contrairement aux offres de leasing, la durée minimale d’engagement d’un abonnement auto est courte. Si vous n’avez plus besoin de la voiture dans un ou deux mois, vous pourrez donc la rendre avec un délai de résiliation de 30 jours. Plusieurs prestataires livrent le véhicule directement à domicile.

Est-ce que je peux encore me rendre au garage pour faire réviser ou réparer mon véhicule ?

Oui, tout à fait. Comme au printemps dernier, les garages restent ouverts aussi bien aux voitures qu’aux motos ou encore aux vélos. Il est toutefois recommandé de prendre un rendez-vous au préalable afin d’éviter les temps d’attente sur place. Dans la mesure du possible, la remise du véhicule et des clés s’effectue sans contact. Certains garagistes proposent en outre un service de prise en charge et de remise du véhicule.

Les services des automobiles sont-ils ouverts actuellement ?

Étant donné qu’ils font partie des services de l’administration, ils restent ouverts aux horaires habituels. Dans la mesure du possible, il est toutefois indiqué de réaliser les transactions en ligne ou par voie postale. Vous trouverez les horaires d’ouverture sur le site Internet du service des automobiles de votre canton de résidence.

Questions-réponses : finances et prévoyance

Vous trouverez des questions sur le crédit privé dans notre article complémentaire.

Qu’est-ce qui explique que la bourse se soit remise aussi vite ? Cette hausse des cours est-elle durable ?

Après la chute des cours au mois de mars dernier, la bourse a repris des couleurs. Certaines actions ont même atteint des valeurs record. Est-elle bien engagée sur la voie de la convalescence ou, malgré de subites remontées, la tendance est-t-elle baissière ? Seul l’avenir le dira. Les marchés sont actuellement stimulés par les levées successives des mesures de confinement, par les plans de relance des États et par l’espoir d’une reprise rapide de l’économie mondiale. Ils continuent à être portés par des taux bas. Cette confiance risque toutefois de tourner vite en déception si la pandémie n’était pas jugulée comme prévue.

J’ai placé mon pilier 3a en bourse, mais celle-ci a dégringolé. Ferais-je mieux de vendre dès maintenant ?

L’Histoire montre que sur le long terme, les investissements en actions sont plus rentables que d’autres formes de placement, comme le compte épargne traditionnel. Par le passé, les cours boursiers ont déjà chuté de la sorte, et se sont toujours rétablis avec le temps. En outre, si vous épargnez de petites sommes régulièrement, vous pouvez mieux compenser la volatilité des cours. C’est ce que les spécialistes appellent l’investissement programmé. En d’autres termes : le nombre de parts en actions acquises durant les phases baissières est plus élevé que durant les phases haussières. Cette stratégie réduit le risque d’investir à un moment défavorable et de payer un prix trop élevé pour l’ensemble du capital investi.

Questions-réponses : numérique

À quelle fréquence devrais-je nettoyer mon smartphone ?

Nous pianotons plusieurs centaines de fois par jour sur notre téléphone. Un endroit où microbes et bactéries fourmillent. Aussi, il convient de nettoyer régulièrement son téléphone, à plus forte raison en ces temps de coronavirus. Il est conseillé de le faire une à deux fois par jour : frottez doucement votre téléphone à l’aide d’un chiffon et d’un peu d’eau chaude savonneuse. Pour finir, séchez-le avec un chiffon et terminez en pulvérisant un peu de désinfectant. N’utilisez pas de produits trop agressifs qui pourraient endommager le film protecteur de votre appareil.

De manière générale :

  • Ne posez pas votre téléphone sur un nid à microbes : la cuvette des toilettes, une table dans le train…
  • Nettoyez votre smartphone une à deux fois par jour.
  • Si possible, ne prêtez pas votre téléphone.

Les opérateurs de télécommunications livrent les données de traçage des téléphones portables à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cette pratique est-elle légale ?

Oui. Selon le Conseil fédéral, l’analyse des données mobiles joue un rôle déterminant dans le contrôle du comportement de la population. L’OFSP est ainsi en capacité de déterminer si les consignes sont respectées. Les données sont anonymisées et ne sont pas fournies en temps réel. Au sein de l’OFSP, seul un membre y a accès. Le Conseil fédéral promet qu’aucune tierce personne n’aura jamais l’occasion de les consulter.

Comment fonctionne une application de tracking ou de traçage ? Son installation est-elle obligatoire ?

L’application de suivi « SwissCovid » est disponible au téléchargement depuis le 25 juin 2020. Elle déclenche une notification si, au cours d’une même journée, l’utilisateur s’est tenu pendant au moins 15 minutes à moins de 1,5 mètre d’une personne infectée. Cette dernière doit bien entendu déclarer dans l’application avoir été testée positive en y entrant un code. L’envoi des « codes Covid » par les centres de traçage des contacts des services de santé publique cantonaux est en proie à de nouveaux retards. Ils ont toutefois pu être réduits depuis que les laboratoires, les collaborateurs d’Infoline ainsi que les médecins et pharmaciens peuvent générer ces codes et, par là, décharger les services de santé publique cantonaux. Les tests antigéniques rapides contribuent également à accélérer la chaîne d’alerte.

Elle a été développée en grande partie par des chercheurs des écoles polytechniques fédérales de Lausanne (EPFL) et de Zurich (ETHZ). Ses utilisateurs pourront recevoir une alerte s’ils ont été en contact avec une personne infectée et se faire tester. Les données seront conformes aux exigences en matière de protection des données et sauvegardées sur le téléphone, de manière décentralisée. Google et Apple ont repris le concept d’analyse décentralisée et anonyme des données réalisée localement sur le smartphone de l’utilisateur et ont directement intégré cette fonction à leur système d’exploitation mobile respectif.

L’utilisation de l’application SwissCovid est facultative. Plus de 90 % de la population suisse possède un smartphone dont la fonction de Bluetooth est d’ores et déjà activée pour l’utilisation de montres connectées ou d’écouteurs. Une grande partie sera sensible au bénéfice personnel qu’apporte une telle application. Pour qu’elle déploie les effets escomptés, il faut que 60 à 70 % de la population l’utilise, mais même si ce taux est inférieur – le nombre d’utilisateurs atteint désormais près de 2 millions –, une fois les mesures de prévention levées, le recours à cette application conjugué au respect des mesures de protection de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) permettra de maintenir le nombre d’infections par personne au-dessous de un.

J’ai installé l’application SwissCovid sur mon smartphone ; j’ai passé un test qui était positif. Les personnes qui ont été en contact avec moi seront-elles averties automatiquement ?

Non. Si une personne ayant téléchargé l’application SwissCovid est testée positive au SARS-CoV-2, elle saisit un code d’activation (code COVID) qui lui permet d’alerter les utilisateurs et utilisatrices de l’application auprès desquel·le·s elle a pu être physiquement en contact (pendant au moins 15 minutes au cours d’une même journée, à une distance de 1,5 mètre ou moins) durant la période de sa contagiosité potentielle. Depuis le 18 novembre 2020, tous les établissements de santé ayant accès au système de gestion des codes, peuvent générer un code COVID. Il s’agit des laboratoires, des collaborateurs d’Infoline, ainsi que des médecins et pharmaciens pratiquant les tests.

Autres questions-réponses

Mes animaux domestiques (chiens, chats, etc.) peuvent-ils attraper le coronavirus ?

Il n’a pour l’heure pas été prouvé que les chats et les chiens pouvaient contracter et transmettre le virus. Pour les scientifiques, le risque est très faible. Lorsqu’un animal de compagnie vit sous le même toit qu’une personne malade, il est possible qu’il se fasse contaminer par le virus. Quoi qu’il en soit, les animaux ne présentent aucun symptôme de la maladie. En d’autres termes, ils ne tombent pas malades.

L’OFSP recommande à tous les propriétaires d’animaux isolés chez eux en raison du virus d’éviter tout contact avec les animaux domestiques et d’en confier la garde à une personne saine. Les chats et les chiens d’un foyer en quarantaine n’ont pas besoin d’être lavés ou désinfectés spécifiquement. La règle pour tous : se laver les mains après avoir été en contact avec un animal.

Dois-je obligatoirement payer la crèche même si elle ferme ou si je fais le choix de garder mon enfant à la maison ?

Dans les cantons où les parents ont le choix de garder leurs enfants à la maison ou non, vous devez vous acquitter de la contribution parentale. En effet, les crèches ayant ouvert normalement, elles doivent continuer à régler les frais fixes comme les salaires ou les loyers. D’après la Confédération, le soutien financier relève de la compétence des cantons et des communes. Pour plus d’informations : « Fédération suisse pour l’accueil de jour de l’enfant ».

Certaines activités (cours de karaté, séances de football, leçons de musique, etc.) n’ont pas pu avoir lieu. Les organisateurs ont transmis de temps à autre des supports devant permettre aux cours de continuer à la maison. Dans ces conditions, est-il obligatoire d’en régler le prix ?

Le contrat repose sur la prestation et la contre-prestation. Si le client a déjà réglé le cours mais que la prestation ne peut pas avoir lieu ou en partie seulement (par la transmission de supports de cours), pour des raisons qui ne sont imputables à aucune des deux parties, il a droit à un remboursement total ou partiel du montant versé. Des précisions ou des différences peuvent être prévues au contrat ou dans les conditions générales du prestataire. Dans votre cas, une partie du prix du cours doit être réglée.

Depuis le 22 décembre 2020, les établissements culturels et sportifs ainsi que les lieux de loisirs sont fermés. Cette mesure reste applicable au moins jusqu’à fin février.

Où dois-je porter un masque ?

Depuis le 29 octobre, le port du masque est obligatoire y compris dans les espaces extérieurs des installations et des établissements. L’obligation de porter un masque s’applique désormais aussi aux écoles à partir du degré secondaire II et, depuis le 18 janvier 2021, sur le lieu de travail dès lors qu’il y a plus d’une personne dans la pièce. Le port du masque est obligatoire dans l’espace public dès lors que la distance minimale de 1,5 mètre ne peut pas être respectée. Les enfants de moins de 12 ans et les professionnels qui les gardent ou leur donnent cours ne sont pas soumis à cette obligation lorsqu’il leur est possible de garder cette distance. Les personnes de plus de 12 ans peuvent également en être dispensés pour des raisons médicales.

En vertu de la loi sur les épidémies, le non-respect du port du masque obligatoire peut être puni d’une amende jusqu’à 10 000 francs. Un propriétaire de magasin peut décider s’il souhaite procéder à une dénonciation. La police, elle, est tenue de communiquer toute infraction aux autorités de poursuite.

Et pour cause, selon lui, les masques d’hygiène protègent en premier lieu les autres et seulement dans une moindre mesure la personne qui le porte. Voilà pourquoi il ne doit être utilisé qu’en complément des règles d’hygiène et de distance. Les différentes branches économiques sont tenues de définir des plans de protection pour accompagner la réouverture des entreprises.

Dois-je porter un masque FFP2 ?

L’OFSP n’a pas changé de position et ne recommande toujours pas le port d’un masque FFP2 à la population générale. Il est en revanche obligatoire dans certains pays frontaliers comme l’Allemagne et l’Autriche. Les masques FFP2 sont à l’origine destinés aux personnes travaillant dans le bâtiment. Ils protègent contre les particules fines et ont une capacité de filtration supérieure ou égale à 94 %. Ils protègent ainsi mieux contre les virus que les masques traditionnels.

Où peut-on acheter des masques ?

D’une part, les commerces de détail, les pharmacies et les boutiques en ligne vendent des masques d’hygiène élémentaires. Ceux-ci ne sont pas des produits médicaux. Les masques d’hygiène de ce type sont destinés à un usage quotidien dans les magasins ou les transports publics et offrent une protection suffisante dans la mesure où ils sont conformes aux exigences « Swiss National COVID-19 Science Task Force » mises en place par la confédération. D’autre part, des masques dotés du marquage CE, comme les masques de type I ou de type IIR sont également commercialisés. Ceux-ci sont destinés aux personnels soignants ou aux médecins et offrent la protection correspondante. Un certificat de conformité du fabricant atteste que ces masques répondent aux exigences des normes ISO relatives aux produits médicaux.

Privilégiez dans tous les cas des produits testés par l’EMPA ou disposant d’un certificat de conformité.

Peut-on confectionner soi-même son masque ?

Le Conseil fédéral déconseille de fabriquer des masques en tissu maison. Les masques en tissu produits par l’industrie doivent respecter les recommandations de la Science Task Force Covid ou être certifiés Testex.

Dans quelles situations puis-je être exempté·e de l’obligation de porter un masque ?

Lorsque le port du masque n’est pas possible pour des raisons médicales, il faut présenter une attestation établie par un médecin ou un psychothérapeute. L’attestation ne peut être établie que si la mesure est vraiment indiquée pour la personne concernée. Cette règle doit empêcher que des attestations de complaisance soient délivrées à des personnes opposées au port du masque.

Les commerces qui ne respectent pas les règles relatives au coronavirus seront-ils sanctionnés ?

Oui, quiconque contrevient à l’interdiction applicable aux manifestations prononcée dans le cadre de la lutte contre le coronavirus est puni d’une peine pécuniaire ou d’une peine privative de liberté de trois ans au plus. Les consignes actuelles applicable au secteur de la vente sont également régies par cette interdiction des manifestations.

Quelles mesures sont applicables dans quels cantons ?

À compter du 9 janvier 2021, les mêmes règles de base s’appliquent dans toute la Suisse. Les domaines skiables font exception à la règle, les installations de transport faisant partie des transports publics non concernés par les fermetures.
À quelques exceptions près, toutes les manifestations sont interdites, et les activités sportives et culturelles sont autorisées pour les groupes de cinq personnes au maximum.

Devons-nous de nouveau rester chez nous comme au printemps dernier ?

La nouvelle ordonnance COVID-19 du 12 décembre 2020 n’impose pas expressément de rester à la maison. Le Conseil fédéral compte sur la responsabilité de chacun : moins nous aurons de contacts physiques avec les autres, plus vite nous jugulerons la pandémie. C’est pourquoi, au 18 janvier 2021, les rencontres à titre privé dans les foyers ont été limitées à cinq personnes, enfants compris. Les familles de cinq personnes ou plus ne sont pas autorisées à recevoir d’autres personnes.

Ai-je le droit d’aller au restaurant ?

Depuis le 22 décembre 2020 et jusqu’à fin février 2021, les restaurants et les bars sont fermés. Les restaurants des entreprises, les cantines des écoles de l’enseignement obligatoire ainsi que les restaurants des hôtels peuvent rester ouverts. Les services de restauration à emporter et les services de livraison restent autorisés.

Ai-je le droit d’organiser une fête à la maison ?

Non. Depuis le 18 janvier, les rencontres dans un lieu privé sont limitées à cinq personnes, enfants compris. Les familles de cinq personnes ou plus ne sont pas autorisées à recevoir d’autres personnes. « Remettez les réunions familiales à des temps meilleurs », recommandait le conseiller fédéral Alain Berset le 18 octobre, à l’occasion d’une conférence de presse.

Ai-je le droit d’organiser un apéro en plein air dans mon quartier ?

Dans les faits, cela n’est plus possible. À compter du 18 janvier 2021, les réunions de famille et les rencontres entre amis sont limitées à cinq personnes, à l’intérieur comme en extérieur, quel que soit le nombre de ménages, enfants compris. Le Conseil fédéral recommande de reporter ces événements.

Quelles règles prévalent dans les familles ?

Les visites ne sont pas interdites, y compris celles des grands-parents. Le Conseil fédéral en appelle à la responsabilité de chacun : la distance et les règles d’hygiène doivent absolument être respectées. Les contacts étroits entre les grands-parents et leurs petits-enfants ou, plus largement, les contacts avec des membres de la famille vulnérables doivent être limités. Les rencontres sont limitées à cinq personnes. Le ménages de cinq personnes ou plus ne sont plus autorisés à accueillir des visiteurs.

Les enfants peuvent-ils rendre visite à leurs grands-parents ?

Oui, à condition que les règles de distanciation et d’hygiène soient respectées. Pour protéger les personnes vulnérables, il convient de limiter les contacts entre grands-parents et enfants. Depuis le 18 janvier 2021, les rassemblements sont limités à cinq personnes.

Les élèves et leurs professeurs sont-ils tenus de porter un masque à l’école ?

Le port du masque n’est pas obligatoire pour les élèves de moins de 12 ans, ni pour leurs professeurs ou le personnel d’encadrement.

Mon enfant tousse. Doit-il aller à l’école ?

Non. Lorsqu’un enfant tousse ou présente d’autres symptômes du coronavirus, il est préférable qu’il n’aille pas à l’école et qu’il s’abstienne de jouer avec d’autres enfants.

Ai-je encore le droit de faire du sport ?

La pratique du sport à l’extérieur est autorisée à condition de porter un masque et de respecter un écart minimal de 1,5 mètre avec les autres. Comme les restaurants, les centres de fitness sont fermés depuis le 22 décembre 2020 et le resteront jusqu’à fin février 2021. Seuls les professionnels sont autorisés à pratiquer des sports impliquant un contact corporel (p. ex. le football, le hockey, le basketball, les sports de combat et la danse). L’entraînement est limité à cinq personnes.
Les activités sportives des enfants et des jeunes de moins de 16 ans sont autorisées sans restrictions.

Peut-on partir en vacances au ski ?

Depuis le 22 décembre, chaque domaine skiable aura besoin d’une autorisation cantonale qui ne sera délivrée que si la situation épidémiologique le permet : le canton concerné doit disposer de capacités suffisantes en matière de tests, de traçage des contacts et d’hospitalisation. Le port du masque ainsi que le respect de la distance minimale entre les personnes dans les files d’attente sont obligatoires. Dans les installations de transport fermées, seuls les deux tiers des places peuvent être occupés. Les restaurants sont fermés, mais les plats à emporter et à consommer dehors sont autorisés. Les cantons doivent contrôler les plans de protection et informer la Confédération de leurs observations.

La distance minimale s’applique-t-elle aussi dans les magasins ?

Oui, l’écart minimal de 1,5 mètre avec les autres personnes doit être respecté autant que possible. Dans les magasins comme dans tous les espaces clos et extérieurs très fréquentés accessibles au public, le port du masque est obligatoire. Dans les magasins, chaque client doit disposer d’une surface d’au moins 10 mètres carrés.

Chanter est-il vraiment interdit ?

Oui, en dehors du cercle familial et des écoles obligatoires, le chant en espace clos comme en extérieur est interdit.

Comment me faire vacciner contre le coronavirus ?

L’OFSP a annoncé que les premières vaccinations auraient lieu à partir de janvier 2021 et part du principe que l’ensemble de la population sera vacciné d’ici au milieu de l’année. Vous trouvez ici plus d’informations sur le vaccin contre le coronavirus.

Les musées et les bibliothèques sont-ils ouverts ?

L’ensemble des lieux culturels et de loisirs tels que les musées, les cinémas, les casinos, les jardins botaniques et les zoos sont fermés depuis le 22 décembre 2020 et le resteront jusqu’à fin février 2021. Les activités culturelles organisées en petits groupes et pratiquées par des jeunes de moins de 16 ans restent quant à elles possibles. Seules les manifestations accueillant du public sont concernées par la fermeture : en ligne, tout est autorisé.
Les bibliothèques restent ouvertes pour le prêt, mais les visiteurs doivent y rester le moins longtemps possible. Les places assises doivent être retirées ou l’accès à celles-ci doit être condamné. L’accès aux cafétérias, espaces de travail et PC en libre-service doit être interdit aux visiteurs. Quelques exceptions s’appliquent aux salles de lecture. Les magazines peuvent uniquement être empruntés, les quotidiens ne sont plus proposés.

Quels sont les commerces ouverts ?

À partir du 18 janvier 2021, les magasins vendant des biens de consommation courante (denrées alimentaires et produits d’hygiène, chaussettes, sous-vêtements et articles pour bébés, articles de droguerie, articles de vaisselle et de table, y compris les couverts, ustensiles de cuisine et récipients de stockage, produits de nettoyage et d’entretien, journaux et revues, produits de papeterie, plantes d’intérieur et fleurs coupées, pièces de rechange et accessoires électrotechniques, matériel photographique, outils, matériaux de construction, semences, terre, aliments pour animaux et articles pour l’hygiène et l’élevage des animaux) peuvent de nouveau rester ouverts après 19 heures et le dimanche. Au même titre que les magasins susmentionnés, les cabinets médicaux, établissements de santé, postes de police ou services de transport public restent ouverts sans être assujettis aux restrictions liées au coronavirus. Les kiosques, les boutiques des stations-service ainsi que les magasins situés dans les gares et les aéroports ont vu leurs restrictions levées et peuvent de nouveau ouvrir, même le dimanche. La réparation des skis et autres équipements sportifs est de nouveau autorisée le dimanche, mais pas leur location. Banques, salons de coiffure et instituts de beauté, agences de voyages et bureaux de poste peuvent de nouveau ouvrir entre 6h et 19h les jours ouvrables.

Vais-je recevoir une amende si je ne respecte pas les règles relatives au coronavirus ?

À partir du 1er février 2021, les violations de certaines mesures de lutte contre le coronavirus peuvent être sanctionnées par une amende d’ordre dont le montant oscille entre 50 et 200 francs. Peuvent être sanctionnées les personnes qui ne portent pas de masque dans les transports publics, dans les gares, aux arrêts ainsi que devant les établissements et installations accessibles au public, participent à des manifestations non autorisées ou organisent une manifestation privée interdite.

Les liens importants pour suivre l’évolution de la situation

  • OFSP : informations actuelles
  • Sur cette page, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) publie chaque jour les informations les plus récentes sur la propagation du coronavirus et sur les mesures prises pour l’endiguer.

  • Informations aux voyageurs du DFAE
  • En cas de projet de voyage, il est possible de s’informer sur la situation actuelle du pays de destination sur la page du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Cette page contient une rubrique spéciale consacrée au coronavirus.

  • Informations de l’OMS sur la situation mondiale
  • L’Organisation mondiale de la santé regroupe toutes les informations concernant la propagation du coronavirus sur une page interactive. On y trouve des chiffres actualisés sur le nombre de cas diagnostiqués et le nombre de décès causés par la maladie.


Toutes les installations sportives, les casinos, les lieux de rencontre pour les jeunes, les salles de bowling et de billard ainsi que les salons érotiques sont fermés.
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