Noël en Suisse : une personne sur quatre n'est pas « emballée »

Enquête représentative Comparis sur les cadeaux de Noël


Un quart des Suisses sont indifférents aux fêtes de Noël. Et ils sont 22 % à ne pas vouloir acheter de cadeaux. Les inconditionnels de Noël, eux, ne lésinent pas : près de la moitié des foyers avec un revenu allant jusqu’à 4000 francs sont confrontés à des dépenses imprévues dues aux fêtes de fin d’année. Et peu importe qu’il faille rembourser un crédit à la consommation, payer les mensualités d’un leasing ou faire face à la réception d’un avis de l’Office des poursuites : la propension à faire des achats de Noël dans ces cas de figure-là n'est pas significativement inférieure à celle des personnes n’ayant pas d’obligations financières en particulier. Tels sont les résultats d’une enquête représentative de comparis.ch.

Zurich, le 18 décembre 2019 – Chalets en bois et vin chaud, illuminations féériques et musique festive dans les centres commerciaux. L’esprit de Noël et son omniprésence reflètent la perception de la plupart des Suisses : pour 75 % des adultes, les fêtes de Noël sont plutôt voire très importantes. Cependant, un quart d’entre eux y sont assez ou totalement indifférents. Tels sont les résultats d’une enquête représentative de comparis.ch, le comparateur en ligne. Les familles avec des enfants vivant dans le même foyer sont même 19 % à n’attacher que peu voire aucune importance à Noël. Chez les personnes vivant seules, cette proportion atteint même 34 %.

Les personnes à faibles revenus sont plus nombreuses à être peu attachées à Noël

La part des personnes qui ne s’enflamment pas pour Noël est plus importante dans les bas revenus que dans les tranches plus élevées : près d’un tiers des personnes dont le revenu du ménage est inférieur ou égal à 4000 francs estime que Noël a peu voire aucune importance, une opinion également partagée par près d’un quart des personnes ayant des revenus plus élevés.

« Les fêtes de Noël sont des festivités pour les familles et pour les revenus élevés », constate Michael Kuhn, expert Crédit à la consommation chez Comparis. « Toujours plus souvent, les enfants représentent des coûts importants. Il n'est donc guère surprenant que les familles disposent d’un revenu brut élevé. »

Les Romands bien plus enclins que les Alémaniques à faire des dépenses spontanées

Toutefois, les inconditionnels des fêtes de Noël sont disposés, dans les bas revenus aussi, à faire des dépenses imprévues pour l’occasion. Les personnes disposant d’un revenu du ménage brut n’excédant pas 4000 francs sont 42 % à indiquer engager des dépenses imprévues en raison des fêtes. D’une manière générale, la part des Romands (63 %) confrontés à des dépenses spontanées est nettement plus élevée que celle des Alémaniques (46 %). Les ménages avec des enfants sont 62 % à faire l'expérience de dépenses imprévues alors que la proportion est de 46 % lorsqu’il n’y a pas d’enfants.

Cette situation se reflète également dans la taille du ménage : lorsque trois personnes ou plus habitent sous le même toit, 60 % d’entre elles sont touchées par des dépenses imprévues. Cette proportion est de 40 % chez les personnes vivant seules tandis qu’elle s’élève à 48 % pour les ménages de deux personnes.

« Plus le nombre d’enfants vivant dans le même foyer est important, plus la probabilité est élevée qu'il y ait des dépenses imprévues pour les fêtes de Noël », explique M. Kuhn. « Ce qui surprend le plus, c’est que de nombreuses familles n’établissent pas de budget. Et, même dans les familles qui planifient le leur, il n'est pas rare que les dépenses de Noël n’y figurent pas. »

Les inconditionnels de Noël dépensent à tout va, même en cas de dettes

Les inconditionnels des fêtes de Noël ne se laissent pas désarçonner par une situation financière difficile. Qu’il s’agisse de rembourser un crédit à la consommation, de payer les mensualités d’un leasing ou de faire face à la réception d’un avis de l’Office des poursuites : la propension à faire des achats de Noël dans ces cas de figure-là n'est pas significativement inférieure à celle des personnes n’ayant pas d’obligations financières en particulier. Pour M. Kuhn, « Le besoin de s’offrir quelque chose n'est pas lié à la situation financière – mais peut influencer le montant des dépenses réalisées pour des cadeaux. »

« Il ressort clairement que le nombre de ménages de plus de trois personnes qui remboursent des leasings, des prêts privés ou un crédit à la consommation est supérieur à la moyenne. C’est cette même catégorie qui attache une très grande importance à Noël et qui prévoit clairement d’acheter des cadeaux », poursuit-il. « On pourrait penser que cela répond au principe 'Noël, ce n'est pas tous les jours, alors on marque le coup' Même si, après, il faudra resserrer la ceinture d’un cran. »

Les Romands en tête pour ce qui est des achats de Noël

Les Suisses à l’âge adulte sont 74 % à prévoir l'achat de cadeaux. Ils sont 22 % à envisager des cadeaux qui ne seront pas achetés, tandis que 4 % sont indécis. « Une certaine pression sociale en ce qui concerne l'achat des cadeaux de Noël semble exister », suppose l’expert Comparis. En effet, 53 % des personnes désignant Noël comme plutôt peu important souhaitent malgré tout effectuer des dépenses pour des cadeaux (24 % chez les personnes n'attachant aucune importance à Noël).

De plus, chez les jeunes, la part des personnes achetant des cadeaux (82 %) est nettement supérieure à celle des plus de 55 ans (61 %).

Tout comme la propension à se montrer généreux, l’achat de cadeaux dénote lui aussi de la présence d’un « Röstigraben » : en Suisse alémanique, 71 % des répondants déclarent vouloir acheter des cadeaux. Avec 81 %, les Romands sont nettement plus nombreux à le faire.

Le paiement en espèces largement privilégié pour l'achat des cadeaux

Pour 42 % des sondés, le paiement de leurs cadeaux de Noël est la plupart du temps effectué en espèces. Le paiement par carte de débit est plébiscité par 36 % des personnes interrogées alors que la carte de crédit est sélectionnée par 28 % d’entre elles. Paypal et d’autres modes de paiement en ligne direct sont utilisés la plupart du temps par 11 % des répondants. Le paiement anticipé correspond à la méthode choisie la plupart du temps par 8 % des sondés. Pour le règlement des achats de Noël, Twint d’une part et les solutions de paiement Apple et Samsung d’autre part, jouent un rôle quasiment négligeable en tant que mode de paiement le plus fréquent, affichant respectivement une part de 5 % et de 2 %.

Méthode

Enquête représentative réalisée par l'institut de sondage et d'études de marché Innofact pour le compte de comparis.ch auprès d'un échantillon de 1021 personnes issues de toutes les régions de Suisse. Le sondage a eu lieu en décembre 2019.

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