Près d'un Suisse sur deux se sent observé – et près d'un sur quatre espionne lui-même

comparis.ch sur la sphère privée à son domicile


Les Suisses se sentent-ils observés lorsqu'ils sont chez eux ? Ou surveillent-ils eux-mêmes ? comparis.ch a posé la question. Il est apparu que près d'un Suisse sur deux se sent observé mais aussi que près d'un sur quatre risque un coup d'œil clandestin par le trou de la serrure. 

Zurich, le 21 juillet 2016 – L'espace privé, surtout lorsque l'on est à son domicile, est quelque chose de primordial. Grâce à une enquête représentative effectuée dans toutes les régions linguistiques de Suisse, le comparateur sur Internet comparis.ch a cherché à savoir à quel point les Suisses se sentent observés chez eux et s'ils risquent eux-mêmes un coup d'œil chez leur voisin. 

Un Tessinois sur deux se sent observé
Le sentiment d'être observé par son voisin est présent chez 40 % des personnes interrogées, les femmes prenant le pas sur les hommes avec respectivement 41 % et 38 % des avis exprimés. Si l'on regarde la répartition régionale, les Tessinois se sentent le plus fréquemment observés (53 %) et devancent les Romands (45 %). Ce sentiment est significativement moins fréquent auprès des personnes interrogées en Suisse alémanique ainsi qu'auprès des personnes plus âgées : parmi les répondants entre 30 et 59 ans, ils sont 41 % à se sentir observés alors dans la catégorie des personnes âgées de 60 à 74 ans, ils ne sont plus que 26 % à partager ce sentiment. 

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Les jeunes ont plus souvent le sentiment d'être observés mais aiment espionner aussi
La tranche d'âge des 15-29 ans se sent la plus observée (48 %). Cependant, c'est aussi celle qui aime le mieux regarder ce que font les voisins (26 %). Au total, c'est près d'une personne sur quatre (22 %) qui risque un coup d'œil clandestin par le trou de la serrure. Ceux qui se désintéressent le plus des occupations des voisins sont les 60-74 ans parmi lesquels seuls 15 % observent. Là où les Suisses ont particulièrement l'impression d'être observés (70 %), c'est lorsqu'ils sont sur leur balcon, leur terrasse ou dans leur jardin. La deuxième place du classement est occupée par le salon avec 31 % des suffrages, suivi de la cuisine avec 26 % des réponses.

Judas et jumelles parmi les favoris
Le moyen de prédilection des voisins curieux est le judas de la porte (49 %), suivi des jumelles (13 %) et de la caméra (10 %). L'intérêt des voyeurs porte avant tout sur les plantations du voisin (28 %), sur l'aménagement du logement (24 %) ainsi que sur la façon dont il ou elle se comporte avec ses enfants ou son/sa partenaire (respectivement 18 % et 13 %). Pour se protéger des regards intrusifs, la plupart se servent de rideaux et de stores (60 %), d'une protection visuelle en extérieur (38 %) ou évitent même, dans l'obscurité, d'allumer la lumière (19 %).

Beaucoup se sentent dérangés, presque personne n'en parle
Au sujet des regards portés dans leur espace privé, 15 % des personnes interrogées disent se sentir « particulièrement » dérangées, 65 % l'être « un peu » alors que cela est sans importance pour 17 % d'entre elles. Les répondants de plus de 60 ans sont significativement moins nombreux à se sentir dérangés que les plus jeunes entre 15 et 59 ans. Seulement 8 % des Suisses en parlent à leur voisin et 2 % vont même jusqu'à porter plainte. 

L'enquête a été réalisée pour le compte de comparis.ch par l'institut de sondage Innofact AG auprès de 1031 personnes de toutes les régions de Suisse et elle est représentative de la population suisse.

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